Une possible confusion feinte (par certains détracteurs à court d'arguments) ou réelle ,entre le célèbre Faqih de rite Malikite Ibn Al-'Arabi (né à Séville, 468 H /1076 ,mort à Fès, 543 H /1148) , et Ibn 'Arabi , souvent cité précédé du titre honorifique "Shaykh Al Akbar"(560 H/1165 à Murcie en Andalousie, et mort en 638 H/1240 à Damas ).

( Presque tout le 1er Volume des "Futuhât al-Makkiya"" est consacré au Fiqh de rite Malikite, avec souvent l'avis des 4 Imam du Fiqh , et le propre avis du Shaykh Al Akbar).

Tous deux sont originaires d'Andalousie ,avec prés d'un siècle d'écart.

(Une autre possible confusion (feinte ou réelle) , est la citation du célèbre Traditionniste At-Tirmidhi , auteur de l'un des 6 corpus canoniques du Hadith , et Al-Hakim Tirmidhi , surnommé le "Sage de Tirmidh",auteur du célèbre "Khatm Al Awliyâ" ,souvent cité par Ibn 'Arabi dans les Futuhât ).


Source:
http://www.doctrine-malikite.fr/Gran...kites_r11.html

Abû Bakr Muhammad ibn ‘Abdallah, dit Ibn al-‘Arabi Al-faqîh Al-maliki:

(né à Séville, 468 [1076] – mort à Fès, 543 [1148])

Qâdi(juge) et faqih(jurisconsulte) de rite malikite (qui ne doit pas être confondu avec le grand maître soufi du même nom dont la biographie est juste à la suite), il fut en poste en Espagne(Andalousie)…


Il a voyagé en Orient et a pris la science de l’Imâm Al-Ghazâlî, d’Abû Bakr Ash-shâshî, d’abî zakariyyâ at-Tabrîzî, de l’Imâm Al-Faqîh Nasr Al-maqdisî, de l’Imâm Abû al-fadl Ibn Al-furât et à Bagdad d’An-na’âlî et Tarrâd et autres, et en Egypte d’Al-khal’î et Muhammad Ibn Dâwud Al-fârisî…Il fut porteur en Andalousie d’une vaste et solide science…


Il était aussi un traditionnaliste (qui mémorisa le Hadîth et la transmission).

Il excellait dans plusieurs sciences dont les usûl Al-Fiqh, le commentaire coranique, la littérature, la poésie, les questions sur les différences et le kalâm.
Il est l'auteur d'un vaste commentaire juridique du Coran; Ahkam al-Kur'an.
Il a également laissé plusieurs autres ouvrages, dont une étude sur la Grande Fitna (‘Awâsim min al-qawâsim) العواصم من القواصم et un commentaire du Muwattaa de l’Imâm Mâlik (Al-qabas fi sharh al-muwattaa). القبس في شرح موطأ الإمام مالك

Parmi ses autres ouvrages :
An-nâsikh wa al-mansûkh (abrogé et abrogeant) الناسخ والمنسوخ
Qânûn at-taawîl (loi de l’interprétation)قانون التأويل
Al-Insâf fî masâil al-khilâf (traité concernant la différence) الإنصاف في مسائل الخلاف
Al-masâlik ‘alâ muwattaa Mâlik المسالك علىَ موطأ مالك
Al-mahsûl fî usûl al-fiqh المحصول في أصول الفقه
Kitâb al-mutakallimîn كتاب المتكلمين

Ibn Bashkwâl a dit de lui dans Kitâb As-sila :« il était le dernier savant d’Andalousie et le dernier des Imâm et Huffâz de cette région… »




Muhyî Ed-dîn Ibn ‘Arabi (surnommé : le souffre rouge (al-kibrît Al-ahmar) et Ash-shaykh Al-akbar)

Notez qu'Ibn 'Arabi n'est pas à considérer comme une référence dans l'école malikite, mais il est mis ici comme figure spirituelle et intellectuelle de la plus haute importance.
Ses travaux sur le Fiqh sont résumés dans le Tome I de son oeuvre Al-Futuhât Al-Makkiyya fî Maa'rifat Al-asrâr Al-mâlikiyya wa al-mulkiyya, le lecteur de cet ouvrage remarquera la profondeur de la science de ce Sheykh et qu'Ibn Arabi donne ses avis qui ne sont pas toujours ceux connus de l'école malikite.


Muhyî Ed-dîn Ibn ‘Arabi, est né en 560/1165 à Murcie en Andalousie, et mort en 638/1240 à Damas.

En 1179, il rencontre le philosophe Averroès à Cordoue. Cette rencontre avec le vieux philosophe marqua le jeune mystique (il n'a même pas alors 14 ans) qui, malgré son jeune âge, perçut immédiatement la faiblesse théologique de la philosophie dont la voie ne mène pas à la Révélation. Ibn ‘Arabî se forma lui-même aux théologies. Il acquit une science considérable par la lecture de différents maîtres.

En 1196 à Fès, il a l’Inspiration (Ilhâm) du sceau de la sainteté muhammadienne. Il dit avoir reçu les Gemmes de la sagesse d'un trait, réveillé une nuit par le dernier Messager Sidna Muhammad (paix et salut sur lui). La sagesse est représentée par une pierre dont la forme représente la Tradition ; alors que la pierre est la même pour tous, elle est taillée différemment selon les formes prophétiques dictées à Abraham, Jésus ou Muhammad (paix et salut sur lui).

En plus de ses fréquents séjours à Fès, où il établit sa famille, et Marrakech, Ibn ‘Arabi voyage dans le pourtour méditerranéen. De 1224 jusqu’à sa mort en 1241 (638 de l’hégire), il ne quitte plus jamais Damas, où trois siècles plus tard, un Sultan Ottoman (Selim 1er), lui fait construire un mausolée.

Ibn 'Arabî est considéré comme le plus grand maître soufi de tous les temps. S'il n'a pas créé de tarîqa (confrérie religieuse), la profondeur de sa doctrine métaphysique et son enseignement initiatique ont exercé une immense influence sur les penseurs et mystiques venus après lui : après Qunyawî et Nâbulusî, l'émir Abdelkader en fut le brillant disciple et son premier éditeur.

L’œuvre d’Ibn ‘Arabi est prolifique. Les sujets qu’il aborde vont de l’exégèse à la tradition prophétique et de l’ésotérisme à la métaphysique, passant par la jurisprudence et la poésie. Parmi ses ouvrages les plus célèbres, «Al-Futûhât Al-Makkiyya», commencé en 1203 et terminé trente ans plus tard (à la Mecque). C’est l’ouvrage de référence de la doctrine et de la pratique soufies chez Ibn ‘Arabi (cet ouvrage vaut à Ibn ‘Arabî son surnom de fils de Platon). « Inshâ Ad-dawâir : production des cercles », « Fuçûs Al-hikam »

Ibn 'Arabî est en effet l’auteur de plus de 846 ouvrages. Son œuvre aurait influencé Dante et Saint Jean de la Croix. Dans ses poèmes il traite de l'Amour, de la Beauté et de l'extinction (Fanâ)…

Ses œuvres ont été traduites dans plusieurs langues dont le français. Sindbad/Actes Sud a publié : La Profession de foi (1985), Les Soufis d'Andalousie (1988), La Vie merveilleuse de Dhû-l-Nûn l'Egyptien (1989), (Al-Futûhât Al-Makkiyya) Les Illuminations de La Mecque (1989), Le Livre des contemplations divines (1999)…

Ibn ‘Arabi jurait que ses ouvrages étaient une pure inspiration divine. Il avait vu en songe qu’il serait lu et compris en occident.

En plus de son vaste savoir en science religieuse, il était un pôle inspiré et un cœur noyé dans l’Amour de Dieu :
"Par Dieu, j'éprouve de l'amour à un point tel que, me semble-t-il, les cieux se disloqueraient, les étoiles s'affaisseraient, les montagnes s'ébranleraient si je leur en confiais la charge : telle est mon expérience de l'amour..." [Al-Futûhât Al-Makkiyya, ed. Bûlâq, 1329 h.,II, p.346.]

Il a consacré le premier tome de son œuvre sublime «Les Illuminations de La Mecque » au Fiqh (al-futûhât Al-Makkiyya fî Maarifat al-asrâr al-mulkiyya wa al-mâlikiyya) enrichi de ses avis et de sens ésotériques et d’avis de toutes les autres doctrines.