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Discussion: Tariqa Boutchichiya

  1. #1
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    Par défaut Tariqa Boutchichiya

    Salam :)

    Je me permet de vous envoyer un sujet sur la Tariqa Boutchichia [Au Maroc] vu que c'est une Tariqa qui a le chaich vivant :

    au début du vingtième siècle on va trouver un autre soufi exceptionnel, c’est Sidi Boumediane Boutchich. Qadiri d’origine et de formation, il va quitter sa région natale(Ahfir, près de Berkane à l’Est du Maroc) pour sillonner la terre marocaine et algérienne à la recherche du Maître parfait. Sa quête va aboutir à un phénomène assez exceptionnel, puisqu’il va réunir dans une seule voie, la Tariqa Qaririya et les différentes branches de la Chadilia. Sidi Boumediane est considéré- avec ses deux cousins Sidi Al-Mokhtar(emprisonné au début du vingtième siècle par les généraux français à cause de ses activités anti-coloniale) et Sidi Al –Abbas – comme le principal fondateur de la Tariqa Qadiriya Boutchichia. Cette Tariqa connaît une expansion remarquable, puisqu’en l’espace d’une trentaine d’années elle a pu avoir une présence importante sur l’ensemble du royaume ainsi qu’une implantation sur les quatre continents, et ceci sous la direction de son Cheikh actuel Sidi Hamza Boutchich. Elle est remarquable également par l’attrait qu’elle présente pour les jeunes- qui forment l’essentiel de ses adeptes- et par certains des ses intellectuels tels que le philosophe Taha Abderrahman, le professeur Faouzi Skali(initiateur du festival de la musique sacrée de Fes), l’historien le docteur Ahmed Taoufiq, l’islamologue française Eva de Vitray Meyrovitch et bien d’autres célébrité et professeurs dans diverses disciplines .

    wa salamo 3alaykom


  2. #2
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    July 2007
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    Par défaut Re: Tariqa Boutchichiya

    Salam Alaykom

    Aujourd'hui, je vous fais part des informations concernant le chaick de la Tariqa Boutchichia; [nafa3ana allah bi barakatih]

    Son enfance

    Sidi Hamza est né en 1922 à Madagh. Il a grandi dans la zawiyya de ses ancêtres, dans un climat de dévotion et de piété, bercé par les souffles des invocations (dhikr). Très tôt, il montra les signes de la sainteté (wilayya). Un jour, alors qu'il accompagnait son père au souk d'Ahfir, plusieurs majadhib (sing. majdhûb, ravi en Dieu) doués de la vision intérieure (kashf) se sont précipités sur lui. Après l'avoir embrassé et cajolé, ils ont conseillé à son père, Sidi al-Hadj al-`Abass, de prendre soin de lui car un grand destin l'attendait.

    Une autre fois, c'est Sidi al-Mahdi Bel `Ariane, le premier Maître de Sidi Boumedienne, qui révéla à Sidi al-Hadj al-`Abass l'avenir hors du commun de son fils:
    "Un jour, mon père le rencontra alors qu'il descendait de l'autocar. Dès qu'il le vit, il lui demanda de mes nouvelles et se mit à faire mes louanges. Mon père lui dit: "Mais il n'y en a que pour Hamza! Et de moi, que dis-tu ?". Il lui répondit: "En son temps, Hamza sera quelque chose d'immense." Au moment de partir, il donna un dhikr à mon père et lui dit de citer ce passage du Coran: "ya bûnay...." Quand mon père revint chez Sidi Boumedienne, il lui fit part de cette rencontre. Sidi Boumedienne lui demanda s'il avait fait les invocations qu'il lui avait données, mon père répondit que non et laissa les choses ainsi. "Cet homme est un grand Saint", dit Sidi Boumedienne. "Tu verras que tout ce qu'il t'a dit se vérifiera point par point."

    Sidi al-Mahdi Bel `Ariane était un personnage étrange. C'était la dernière personne à laquelle on aurait attribué un quelconque degré de sainteté. […] Moi, il m'aimait beaucoup, il venait souvent à l'école coranique où j'étudiais. Il s'asseyait à côté de moi, me passait la main sur le dos et me disait: "Lis, lis, j'aime beaucoup ta façon de lire". Il entrait ensuite en méditation et disait: "Gloire à Dieu, qui aurait pu penser que de cette maison allaient sortir `Abbas et Hamza". (Sidi Hamza)
    Le père de Sidi Hamza était propriétaire terrien. Il l'emmenait avec lui aux champs afin qu'il s'habitue au travail de la terre. Entre l'univers des hommes auquel son père le préparait et celui des femmes où il reçut tout l'amour d'une mère dévouée (Lalla Warda), Sidi Hamza connut une enfance heureuse. Comme tous les enfants de son âge, il aimait s'amuser mais il ne se rappelle pas avoir jamais dépassé les limites de la loi coranique:
    "Dès mon jeune âge, j'ai reçu une éducation religieuse. J'ai grandi dans le respect des gens du bien (ahl al-khayr) et des principes (fara’id) du Coran." (Sidi Hamza)


    Ses études

    "J'ai commencé mes études dans notre zawiyya de Madagh dont certains enseignants appartenaient à la tribu des Béni Snassen.
    Vers treize, quatorze ans, j'ai terminé l'apprentissage du Coran sous la direction de mon cousin, Sidi Mûhyidin. J'ai poursuivi mes études avec Sidi al-Makki et avec Sidi Mohamed `Abd as-Samad Tajdân Tetwanî (de Tétouan). Les principales matières à l'étude étaient le traité de l'Ajûrrûmiyya pour la grammaire et celui d'Ibn `Ashir pour le fiqh (jurisprudence). Par la suite, j'ai complété mes cours de jurisprudence avec Si Bouchta al-Jam`i, sympathisant du parti de l'indépendance (istiqlal) ainsi que Si `Abd Salam al-Maknassi (de Meknès).
    Je suis resté à Oujda, de 1937 à 1940. J'ai retrouvé dans cette medersa Si `Abd Salam al-Maknassi avec lequel j'ai poursuivi mes cours. […] L'enseignement dans cette école était essentiellement religieux. Les principales matières étaient la jurisprudence (fiqh), celle d'Ibn `Ashir, du shaykh al-Khalil et celle contenue dans les lettres d'Ibn `Ajiba; la grammaire (nahû) contenue dans l'Alfiyya et dans l'Ajûrrûmiyya, l'exégèse du Coran et des ahadîth).
    Mes études à Oujda prennent fin en 1940, date à laquelle je retourne à la zawiyya de Madagh. Je vais alors approfondir mes connaissances livresques pendant quatre autres années auprès de deux grands savants de Fès installés à la zawiyya. Parmi eux, il y avait Mohamed Ben Mohamed. J'ai étudié le fiqh (jurisprudence) de Dar`i ainsi que celui de Si al-Bashir al-Kabdani." (Sidi Hamza)
    La scolarité de Sidi Hamza prend fin avec cette dernière période d'études. […] Il est resté discret sur l'ensemble des matières qu'il a étudiées. Il ne mentionne que les principales, relatives aux sciences de la shari`a. C'est là une autre caractéristique de cet "homme à part": sa profonde et simple humilité.

    Son initiation

    "Un jour, un disciple de Sidi Boumedienne aperçut Sidi Hamza en prière dans un mausolée. Touché par sa présence, le disciple partit chez Sidi Boumedienne lui parler de ce jeune homme. Sidi Boumedienne lui répondit: “ Les gens disent que Sidi al-`Abass a un fils qui ressemble à la description que tu en fais (`ala had al-hay’a). Va chez lui et demande-lui s’il est le fils de ce dernier. S’il te dit oui, dis-lui de venir me rencontrer. ” Le faqir alla retrouver Sidi Hamza et lui posa ladite question; Sidi Hamza répondit par l’affirmative. Le faqir lui annonça alors que Sidi Boumedienne voulait le voir.
    Sidi Hamza était tout à fait disposé à le rencontrer; il se rendit donc à Taghjirt, chez Sidi Boumedienne, avec le faqir. Il demeura trois jours en compagnie du shaykh. Pendant son séjour, il eut une vision (rû’ya dans laquelle il vit le Prophète - que la paix soit sur Lui - . Il se voyait tenir dans sa main cinq tiges (qûtban) d’argent. Il en choisit une qu’il remit au Prophète - que la paix soit sur Lui - . ? son réveil, il raconta la vision à Sidi Boumedienne qui en comprit le sens, sans pour autant le lui révéler. Sidi Hamza prit congé de Sidi Boumedienne, envahi d’une intense ivresse. Quelques jours plus tard, une de ses soeurs trouva la mort. Le rêve venait de se réaliser!" (Récit rapporté in Le renouveau du soufisme au Maroc)

    Lorsque Sidi Boumedienne apprend la nouvelle, il se rend avec son épouse à Madagh pour les funérailles. Depuis cet événement, les liens entre les deux familles s'intensifient jusqu'au jour où Sidi al-Hadj al-`Abass et Sidi Hamza vont, à un mois d'intervalle, prendre l'enseignement spirituel de chez Sidi Boumedienne:
    "1942 est l'année durant laquelle mon père et moi avons pris Sidi Boumedienne comme Maître spirituel. Mon père m'a devancé d'un mois dans la pratique de l'éducation spirituelle. Durant les quatorze années pendant lesquelles nous sommes restés près de notre Maître, nous nous sommes consacrés aux actes de dévotion, principalement à la lecture du Coran et à l'invocation (dhikr). Nous avons ainsi, en compagnie de Sidi Boumedienne, traversé les différentes étapes de la voie spirituelle.
    De 1942 à 1955, je suis resté très près de Sidi Boumedienne. Je l'aimais beaucoup, j'étais en admiration devant la majesté de ses faits, de ses gestes, de ses paroles [...]. J'ai vécu, en suivant l'enseignement de Sidi Boumedienne, l'état de la ahadiyya (fana’ ou extinction), puis celui de la mûhammadiyya (baqa’ ou subsistance). J'ai aussi goûté à des choses extraordinaires dont je ne peux parler par respect pour la Loi (shari`a).
    Nous sommes restés, mon père et moi, aux côtés de Sidi Boumedienne jusqu'à ce que Dieu l'ait emporté, c'est-à-dire, jusque vers la fin de l'année 1957. Nous avons persévéré dans la pratique du dhikr. Mon père fut désigné par Sidi Boumedienne, quelques temps avant sa mort, comme le nouveau Maître spirituel de la tariqa al-Qâdiriyya al-Boudchichiyya. Il va alors recommander à ses fûqara (disciples) de prendre le dhikr de "ses mains" (`ala yadih). Mon père, Sidi al-Hadj al-`Abass, n'a vraiment pris la direction de la tariqa qu'en 1962.
    Lorsqu'il a commencé son éducation spirituelle, il m'a annoncé que moi aussi j'avais l'Autorisation (idhn) pour une telle mission. Il m'a conseillé de garder le Secret jusqu'au moment voulu. J'ai suivi ses directives et j'ai renouvelé avec lui le pacte initiatique (`ahd) que j'avais pris de chez Sidi Boumedienne.
    Sidi al-Hadj al-`Abass avait le don de la vision (kashf). Il annonçait souvent des choses qui allaient m'arriver et ce, jusqu'en 1972. Pendant cette période (c'est-à-dire de 1960 jusqu'à 1972), il conseilla à ses fûqara de prendre, après sa mort, la voie de chez moi. Il a laissé à ce sujet un testament spirituel (wassiyya), consigné par Sidi l'A`tigui". (Sidi Hamza)

    La personne

    Sa stature imposante, l'intense lumière qui émane de lui, l'infinie bonté de son regard semblent être ce qui saisit inévitablement celui qui rencontre Sidi Hamza pour la première fois. Un homme "pas comme les autres", que les mots ont du mal à décrire, pour qui l'on cherche des métaphores; ou dont on ne dit plus rien, parce que les plus belles images elles-mêmes ne sauraient suffire à décrire la dimension sublime qui se dégage de son être:
    "Mon regard s'est irrésistiblement tourné vers un homme assis au centre. Il resplendissait. Une force tranquille se dégageait de lui. ? sa vue, les autres personnes de l'assemblée se sont effacées. Mon regard ne pouvait plus s'en détacher.
    Il était de taille imposante et avait de larges épaules. Il était vêtu de blanc et avait un turban qui s'arrêtait juste au-dessus de sourcils noirs. Ses yeux débordaient d'affection. Son nez droit surplombait un large sourire qui se perdait dans une barbe blanche. Ses pommettes saillantes répondaient au sourire, sans aucune ride, sans trace du temps, malgré son âge avancé. Ce sourire en était un de bienvenue car, à ce moment précis, nos regards se sont croisés. Ensuite, il ferma les yeux, comme plongé dans une profonde méditation. Soudain, son œil déborda, une larme glissa sur sa joue pour se faufiler dans sa barbe. Quelques secondes à peine se sont écoulées entre un sourire et une larme." (Karim Ben Driss, Magie d'une rencontre in Soufisme d'Orient et d'Occident, no. 5).
    "Quand Sidi Hamza est sorti, il était comme une ruche de miel entourée d'un essaim d'abeilles. Il portait une djellaba et un turban blanc. Son visage était illuminé, son regard avait la profondeur d'un puits [...]. Il était debout, il dépassait l'assemblée de sa taille, c'était un homme, mais pas comme les autres. Moi, je ne le voyais qu'à l'oeil nu et pourtant, la différence était évidente. Quand je l'ai vu, son visage rayonnait tellement qu'on ne voyait que les sourcils dont le foncé tranchait avec le reste. Toute comparaison littéraire poétique (adabiyya) du visage avec la lune est insuffisante à le décrire". (Témoignage)

    Ce que perçoit l'œil du témoin provient en fait de cette profonde beauté intérieure qui se manifeste de multiples façons, comme dans le rapport amical de Sidi Hamza avec tous. Bien que sa présence inspire le respect, l'atmosphère qui règne autour de lui est décontractée. Certains expriment même une grande joie de vivre en sa présence.
    La noblesse de comportement de ce grand Saint réalisé se traduit aussi dans sa générosité envers ses hôtes:
    "Lors de notre première rencontre avec Sidi Hamza, il nous a invités à partager un repas avec lui. Deux autres groupes, à quelques heures d’intervalle, lui ont rendu visite après nous. Il leur a présenté du miel, du beurre, des crêpes (msamen) et du thé. L’intensité qu’il manifesta lors des présentations était sans pareille. Lorsque mes amis et moi avons pris congé de chez lui, au fond de mon être résonnait un témoignage: nous étions les hôtes d’une maison de la générosité (dûyûf dar al-karam)". (Témoignage)


  3. #3
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    Par défaut Re: Tariqa Boutchichiya

    Salam alaykum wa rahmatû Allah

    Baraka Allah fik pour cette participation,qu'Allah l'agrée dans la balance de tes bonnes actions inch'allah

    wa salam


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