Paix, à propos du Mawlid,merci


Histoire de la Célébration du Mawlid

Le Mawlid à la Mecque selon les historiens Musulmans

La célébration du lieu de naissance du Prophète (s)


La Mecque, mère des villes, que Dieu la bénisse et l'honore, est le chef de file des autres villes Islamiques dans la célébration du Mawlid comme dans la célébration d'autres évènements. Dans son livre Akhbar Makka, Vol. 2, p. 160, l'historien Mecquois du 3e siècle, al-Azraqi mentionne que la maison où le Prophète (s) est né (mawlid al-nabi) est comme l'un des nombreux lieux de la Mecque où il est recommandé de faire la prière. Selon lui, la maison avait été auparavant convertie en mosquée par la mère des caliphes Moussa al-Hadi et Haroun al-Rachid.

Le savant Coranique al-Naqqach (266-351) mentionne en outre le lieu de naissance du Prophète (s) comme un lieu où l'invocation (douca) est exaucée les nuits du lundi. Il est cité dans le Chifa' al-Gharam d'al-Fassi, Vol. 1, p. 199, et ailleurs.


Premières mentions du Mawlid public


La mention la plus vieille du mawlid comme commémoration publique se trouve dans les Rial d'Ibn Jubayr (540-614), p. 114-115:
Ce lieu béni [la maison du Prophète] est ouvert au grand public qui y entre pour en obtenir la bénédiction (moutabarrikin bihi) chaque lundi du mois de Rabic al-awwal, car c'est en ce jour et en ce mois qu'est né le Prophète (s).
Les historiens du 7e siècle Aboul 'Abbas al-'Azafi et son fils Aboul Qassim al-'Azafi ont écrit dans leur livre Kitab ad-dourr al-mounaam:
Les pieux pèlerins et les voyageurs témoignent qu'au jour du Mawlid à la Mecque, aucune activité n'est entreprise: il n'y a ni achat, ni vente. Seulement les fidèles qui s'affairent et s'empressent de visiter le noble lieu de naissance du Prophète (s). Ce jour-là, la Ka'ba est ouverte et visitée.

Le récit d'Ibn Battouta sur le Mawlid


Le célèbre historien du 8e siècle Ibn Batouta raconte dans sa Rila, Vol. 1, p. 309 and 347, qu'après la prière chaque vendredi, de même que le jour de la naissance du Prophète (s), la porte de la Ka'ba est ouverte par le chef des Banou Chayba, les gardiens de la Ka'ba, et que le jour du Mawlid, le qadi ou juge suprême Chafici de la Mecque, Najmouddin Mouammad Ibn al-Imam Mouhyiddin at-Tabari, distribue de la nourriture aux chourafa' (descendants du Prophète (s)) ainsi qu'à tous les gens de la Mecque.


Trois récits du 10e siècle sur le Mawlid


La description suivante consolide les témoignages de trois autorités du 10e siècle: L'historien Ibn ouhayra dans son livre al-Jamic al-Laif fi fal Makka wa ahliha, p.326; le afi Ibn ajar al-Haythami dans son livre Kitab al-Mawlid ach-Charif al-Mucaam, et l'historien an-Nahrawali dans al-Iclam bi-aclam Bayt Allah al-Haram, p. 205.
Le 12 de Rabi' al-awwal de chaque année, après la prière de Maghrib, les quatre qadis de la Mecque (représentant les Quatre Ecoles) et de nombreux groupes comprenant les fouqaha' (juristes) et les fouala' (notables) de la Mecque, les cheicks, les enseignants des zawiya et leurs élèves, les rou'assa' (magistrats) et les savants (moutacammamin), sortent ensemble de la mosquée et visitent le lieu de naissance du Prophète (s), récitant dhikr et tahlil (LA ILAHA ILLALLAH). Les maisons sur le parcours sont illuminées par de nombreuses lanternes et bougies, et les gens sortent pour se mêler au cortège. Tous se revêtent de leurs plus beaux habits et amènent leurs enfants. Une fois le lieu atteint, un sermon spécial est prononcé pour l'occasion de sa naissance mentionnant les miracles (karamat) qui eurent lieu en ce jour. Ensuite la douca' pour le sultan (le Caliphe), l'Emir de la Mecque et le qadi Chafici est récitée et tous prient humblement. Peu de temps avant la prière de cIcha', tout le groupe retourne au lieu de naissance du Prophète (s) à la grande mosquée qui déborde de gens. Tous s'asseyent en rang au pied du Maqam Ibrahim. Dans la mosquée, un prêcheur prononce d'abord le tamid (AL AMDOULILLAH) et le tahlil, et une fois de plus fait une dou'a' pour le Sultan, l'Emir, et le qadi Chafici. Après cela, l'appel pour la prière du cIcha' est fait. La prière achevée, le groupe se disperse.
Une description similaire est donnée par al-Diyarbakri (ob. 960) dans son Ta'rikh al-Khamis.




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