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Discussion: Petit Lexique Terminologique du Tasawwuf

  1. #21
    1 inconnue
    Guest

    Par défaut Re : Petit lexique terminologique du Taçawwuf

    merci beaucoup d'avoir pris le temps de me répondre :)

    qu' Allah vous comble de son Amour,

  2. #22
    Membre confirmé faqirilallah is an unknown quantity at this point Avatar de faqirilallah
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    Par défaut Re : Petit lexique terminologique du Taçawwuf


    Proposition d’un


    Petit lexique terminologique du Taçawwuf. 3
    Version du 2 nov 2008


    Les mots arabes sont en italique.
    Les mots en gras font l’objet d’une définition.
    Les références sont reportées en fin de liste dans l’ordre d’arrivée.
    Les termes sans définition sont …. à définir
    *
    Bien que les majuscules n’existent pas en arabe, certains termes sont figurés avec une majuscule initiale, par respect, vénération ou parce qu'ils désignent une réalité spirituelle.
    *
    Comme dans chaque domaine particulier, la terminologie du Taçawwuf est une application de termes « extérieurs », dont l’usage peut varier dans le temps et les contextes, d’où les lexiques de terminologie soufie (istilâhât) régulièrement remaniés et « mis-à-jours » par les Maîtres.
    *
    La référence nominative des définitions puisées sur "Les Forums des Fuqara" est citée par défaut, afin de respecter les droits de chacun.
    Si quelqu'un désire ne pas voir figurer son nom, ni la référence de son message dans la rubrique consacrée à cela dans le Petit Lexique, je demande simplement qu'il m'en fasse part.
    *
    Les présentes définitions et traductions peuvent évidemment faire l’objet d’améliorations (modalités à définir, par exemple : par des propositions en message personnel que j'actualiserais chaque semaine ? )
    Merci par avance pour votre contribution


    *

    Adab [أَدَب ] : terme très riche, désignant à la fois les belles lettres, la littérature, la culture, le sens du mot approprié mais aussi la politesse, la courtoisie et les bonnes manières avec les autres, notamment du musulman envers autrui, selon les conseils et le comportement de l’Envoyé de Dieu. (5)
    Dans le cadre du Taçawwuf : relation adéquate entre l’être et son milieu. Les Maîtres décrivent des âdâb pour l’être avec lui-même, avec son Cheikh, avec ses frères, avec les autres êtres.

    Adhân

    Âkhirah

    'Alim

    Allah

    Amin

    Amir
    Amir al-mouminin

    Arafat

    'Açr

    Astaghfiroullah

    A'ûdhu bi-Llahi min ach-chaytâni-rrajîm

    'Ayah
    'Âyat al-Kursiy

    Barakah : influence spirituelle, d’origine divine.
    Transmise par Seyyidunâ Jibrîl (.) au Prophète (.), celui-ci la transmit à Seyyiduna Abû Bakr (.) et à Seyyidunâ ‘Alî (.).
    Selon René Guénon elle est donc unique, de source unique (1).
    Elle est transmise dans les Turûq (pl. de Tarîqah) par la silsilah des Chuyûkh (pl. de Cheikh).

    Charî'ah
    : litt. « large route ». Loi extérieure, aspect exotérique de l’Islam. Désigne ce qui doit est respecté et pratiqué par l’ensemble des musulmans.
    Regroupe les dimensions Islâm + Imân, définies dans le hadîth dit de Seyydunâ Jibrîl –sur lui la Paix.

    Cheikh : désigne à l’origine une personne âgée (plus de 50 ou 60 ans ?)
    On distingue de la même manière, 5 âges : radi’ = nourrisson ; tifl, çabyyi = petit enfant, prépubère ; châbb = adolescent, jeune homme ; kahl = plus de 40 ans.
    Dans l’usage technique, désigne une personne ayant acquis la maîtrise d’un domaine, d’une science.
    Dans le Taçawwuf : désigne classiquement un Maître de réalisation spirituelle accomplie et totale.
    Par dégénérescence et vulgarisation : terme honorifique, pouvant désigner n’importe quel responsable de Tarîqah, sans considération de sa réalisation effective.

    Faqîr : lit. pauvre.
    Désigne au sens propre celui qui a réalisé la station spirituelle (maqâm) de la pauvreté (faqr) en Allah.
    Désigne, dans l’usage courant, celui qui a fait vœu de pauvreté spirituelle, en se rattachant à une tarîqah (cf. murîd), mais que l’on devrait plus rigoureusement désigner par le terme de mouftaqîr (qui cherche à devenir pauvre), tant qu’il n’a pas atteint le maqâm du faqr véritable, qui consiste à réaliser que la Richesse n’est pas un attribut du serviteur mais d’ Allah Ta’âlâ.

    Hâl : état spirituel momentané (3), instable.

    Haqîqah : Vérité ou Réalité essentielle.
    Désignation logique d’Allah -Ta’âlâ- comme But (Maqsûd) de la Connaissance (Ma’rifah), comme « Terme » de la Tarîqah.


    Jihâd:

    Maqâm
    : état (ou degré) spirituel permanent. (3)

    Maqsûd : But, Objet de la quête spirituelle.

    Ma’rifah
    : Connaissance, effective.

    Muqaddem
    : représentant du Cheikh.
    Peut aussi dans certaines turûq être désigné par le terme de naqîb.
    Il peut assurer partie ou la totalité des fonctions initiatiques du Cheikh dont il dépend.

    Murîd : litt. « celui qui veut ». Terme général qui désigne celui qui recherche Allah.
    Est associé parfois à Faqîr (pl. fuqarâ) pour faire la distinction entre, respectivement, celui qui demande le rattachement à une Tarîqah et celui qui est rattaché à une
    Tarîqah.
    On fait remarquer qu’en réalité il n’y a de Murîd qu’Allah Ta’âlâ, car c’est Lui qui détient la Volonté (Sâhib el-Irâdah).


    Nafs :

    Qaçîdah : poème, plus ou moins long, écrit généralement par de grands Maîtres, sous l'emprise d'une inspiration ou d'un épisode spirituel important.
    C'est un usage fréquent que d'utiliser la récitation plus ou moins complète d'une qaçîdahpendant les séances des rites collectifs dans les turûq, en préambule d'un dhikr ou pendant son déroulement même, en vue d'encourager les participants. Elle prend son origine dans les chants que déclament les chameliers pour encourager la caravane et dans l’usage des poètes qui récitaient leurs œuvres avant les affrontements de la petite guerre sainte, cette guerre qui n'a pas pour but de combattre la nafs, mais les hommes entre eux pour l'établissement de la Paix.


    Sâlik : cheminant dans la Tarîqah.
    Désigne celui a fait l’objet d’une progression sur le Chemin, c’est-à-dire une progression effective dans la Connaissance, le rapprochement (Taqarrub) vers son Seigneur.

    Silsilah
    :
    chaîne, de transmission.
    Est constituée par l’ensemble de ceux qui, ayant chacun reçu la barakah d'un Cheikh autorisé, la transmettent de manière ininterrompue, jusqu'au récipiendaire (murîd) ; chaque Cheikh constituant ainsi un maillon de la chaîne initiatique.

    Sirr : réalité intime, cachée, secret.
    Dans le Taçawwuf : secret initiatique (1)(2), désignant la Connaissance Suprême (Ma'rifah).

    Taçawwuf : initiation islamique, soufisme.
    René Guénon (1)(2) insiste sur la distinction à établir avec le mysticisme.

    Taqarrub : rapprochement, vers Allah.

    Tarîqah : chemin, voie, Voie.
    Désigne habituellement le chemin spirituel (ou initiatique) qui joint logiquement la Sharî’ah à la Haqîqah.

    Tawajud
    : fait de rechercher le Wajd. Certains traduisent cela par extase mais d'autres utilisent l'expression "intuition spirituelle".(3)

    Tawassul : du mot wassîlah qui veut dire : moyen, artifice, manière, façon, bonnes actions, comportement, intercession, chemin, etc...
    En général : tout ce qui permet à quelqu’un d'atteindre son but.
    Le tawassul désigne ainsi l’intercession, qui est le fait de « prendre appui » sur ces moyens pour obtenir quelque chose. (4)
    C’est une disposition, une pratique, utilisée dans le Taçawwuf, de faire le tawassûl (principalement par le Prophète ) pour progresser dans la Voie, ou dans d’autres buts plus secondaires.
    Les gens de compréhension limitée critiquent le tawassul, qu’ils qualifient d’associationnisme (shirk), alors que les Maîtres de la Voie, ainsi que, d’ailleurs, les Maîtres réguliers de l’exotérisme (Chari’ah), la défendent.

    Wajd
    : Certains traduisent cela par extase mais d'autres utilisent l'expression "intuition spirituelle".(3)


    *

    Références

    1.René Guénon, Aperçus sur l’Initiation
    2.René Guénon, Aperçus sur l’Esotérisme islamique et le Taoïsme,
    3.Selon Dhâkir, Traduction respective de hal et de tawajud (17 oct 2008)
    4.Selon Arrahmani, sur http://www.soufisme-r.com/showthread.php?t=4994
    5.Selon Mima (31 oct 2008)
    6.René Guénon, La Grande Triade


    ***
    Et Allah est plus Savant
    Wa sall-Allah ‘alâ Seyydinâ Mohammadin wa ‘alâ Ali-hi wa Sabi-hi wa sallam.

    Faqirilallah

  3. #23
    1 inconnue
    Guest

    Par défaut Re : Petit lexique terminologique du Taçawwuf

    Barak Allah oufik pour votre courage, votre travail ...

    encore merci
    je les imprime :)

  4. #24
    Membre confirmé faqirilallah is an unknown quantity at this point Avatar de faqirilallah
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    Par défaut Re : Petit lexique terminologique du Taçawwuf





    Proposition d’un

    Petit lexique terminologique du Taçawwuf. 4
    Version du 9 nov 2008

    Les mots arabes sont en italique.
    Les mots en gras font l’objet d’une définition.
    Les références sont reportées en fin de liste dans l’ordre d’arrivée.
    Les termes sans définition sont …. à définir

    Il est apparu intéressant, afin de maintenir la spécificité de ce lexique, de tendre à n’y faire figurer que des termes ayant un rapport direct avec le Taçawwuf, d’autres lexiques ayant, ailleurs, une vocation plus générale.
    Le choix en est parfois difficile et toujours subjectif

    Bien que les majuscules n’existent pas en arabe, certains termes sont figurés avec une majuscule initiale, par respect, vénération ou parce qu'ils désignent une réalité spirituelle.

    Comme dans chaque domaine particulier, la terminologie du Taçawwuf est une application de termes « extérieurs », dont l’usage peut varier dans le temps et les contextes, d’où les lexiques de terminologie soufie (istilâhât) régulièrement remaniés et « mis-à-jours » par les Maîtres.

    Les présentes définitions et traductions peuvent évidemment faire l’objet d’améliorations (modalités à définir, par exemple : par des propositions en message personnel que j'actualiserais chaque semaine ? )
    Merci par avance pour votre contribution


    *

    Adab
    [أَدَب ] : terme très riche, désignant à la fois les belles lettres, la littérature, la culture, le sens du mot approprié mais aussi la politesse, la courtoisie et les bonnes manières avec les autres, notamment du musulman envers autrui, selon les conseils et le comportement de l’Envoyé de Dieu. (5)
    Dans le cadre du Taçawwuf : relation adéquate entre l’être et son milieu. Les Maîtres décrivent des âdâb pour l’être avec lui-même, avec son Cheikh, avec ses frères, avec les autres êtres.

    Âkhirah

    'Alim

    Allah

    Arafat

    'Ayah
    'Âyat al-Kursiy

    Barakah
    : influence spirituelle, d’origine divine.
    Transmise par Seyyidunâ Jibrîl (.) au Prophète (.), celui-ci la transmit à Seyyiduna Abû Bakr (.) et à Seyyidunâ ‘Alî (.).
    Selon René Guénon elle est donc unique, de source unique (1).
    Elle est transmise dans les Turûq (pl. de Tarîqah) par la silsilah des Chuyûkh (pl. de Cheikh).

    Charî'ah
    : litt. « large route ». Loi extérieure, aspect exotérique de l’Islam. Désigne ce qui doit est respecté et pratiqué par l’ensemble des musulmans.
    Regroupe les dimensions Islâm + Imân, définies dans le hadîth dit de Seyydunâ Jibrîl –sur lui la Paix.

    Cheikh : désigne à l’origine une personne âgée (plus de 50 ou 60 ans ?)
    On distingue de la même manière, 5 âges : radi’ = nourrisson ; tifl, çabyyi = petit enfant, prépubère ; châbb = adolescent, jeune homme ; kahl = plus de 40 ans.
    Dans l’usage technique, désigne une personne ayant acquis la maîtrise d’un domaine, d’une science.
    Dans le Taçawwuf : désigne classiquement un Maître de réalisation spirituelle accomplie et totale.
    Par dégénérescence et vulgarisation : terme honorifique, pouvant désigner n’importe quel responsable de Tarîqah, sans considération de sa réalisation effective.

    Dhikr


    Faqih

    Faqîr : lit. pauvre.
    Désigne au sens propre celui qui a réalisé la station spirituelle (maqâm) de la pauvreté (faqr) en Allah.
    Désigne, dans l’usage courant, celui qui a fait vœu de pauvreté spirituelle, en se rattachant à une tarîqah (cf. murîd), mais que l’on devrait plus rigoureusement désigner par le terme de mouftaqîr (qui cherche à devenir pauvre), tant qu’il n’a pas atteint le maqâm du faqr véritable, qui consiste à réaliser que la Richesse n’est pas un attribut du serviteur mais d’ Allah Ta’âlâ.

    Fiqh

    Hadîth
    ahâdith

    Hadrah
    : litt. : présence
    En relation avec les ahâdith (pl. de hadîth) qui assurent de la Présence d’Allah quand on Le mentionne, seul ou en collectivité, désigne ainsi, dans l’usage habituel des turûq, la réunion de dhikr collectif dont l’objectif est d’entrer en communication consciente avec la Présence d’Allah.
    Sa fréquence peut varier selon les turûq, c’est-à-dire selon les méthodes initiatiques : elles peuvent de dérouler, matin et soir, une ou plusieurs fois par semaine (en général, à notre époque), une ou plusieurs fois par mois, à certaines occasions particulières, ou même sans un temps fixé, selon le hâl du Cheikh autorisé qui la dirige, par exemple.

    Le dhikr peut prendre différents supports, selon les turûq : lecture de Coran en commun par un ou plusieurs lecteurs et surtout incantation d’un ou plusieurs Noms divins, en général successivement, selon des modalités pouvant être très riches, plus ou moins sophistiquées, accompagnées ou non de la récitation chantée d’une qaçîdah.
    Tout le rituel est plus ou moins strictement codifié, selon les turûq, par des règles qui tiennent à la fois compte d’aspects extérieurs (formes et apparence du déroulement) et intérieurs (modalités du début, du déroulement et de la fin) ; il ne peut être modifié que par quelqu’un qui est autorisé (idhn, ijâzah) à le faire.


    Hâl : état spirituel momentané (3), instable.

    Haqîqah : Vérité ou Réalité essentielle.
    Désignation logique d’Allah -Ta’âlâ- comme But (Maqsûd) de la Connaissance (Ma’rifah), comme « Terme » de la Tarîqah.

    Jihâd
    : guerre sainte, c’est-à-dire établie dans un cadre traditionnel.
    Le hadîth distingue la petite guerre sainte de la Grande Guerre Sainte, qui est celle du combat contre la nafs, pour établir la Grande Paix (Sekînah) à l’intérieur de l’être, opposition des conflits et désordres, permettant l’accès à un état d’équilibre harmonieux suprême.

    Maqâm :
    état (ou degré) spirituel permanent. (3)

    Maqsûd : But, Objet de la quête spirituelle.

    Ma’rifah
    : Connaissance, effective.

    Muqaddem
    : représentant du Cheikh.
    Peut aussi dans certaines turûq être désigné par le terme de naqîb.
    Il peut assurer partie ou la totalité des fonctions initiatiques du Cheikh dont il dépend.

    Murîd : litt. « celui qui veut ». Terme général qui désigne celui qui recherche Allah.
    Est associé parfois à Faqîr (pl. fuqarâ) pour faire la distinction entre, respectivement, celui qui demande le rattachement à une Tarîqah et celui qui est rattaché à une Tarîqah.
    On fait remarquer qu’en réalité il n’y a de Murîd qu’Allah Ta’âlâ, car c’est Lui qui détient la Volonté (Sâhib el-Irâdah).

    Nabiy
    :

    Nafs
    :
    ego

    Qaçîdah
    : poème, plus ou moins long, écrit généralement par de grands Maîtres, sous l'emprise d'une inspiration ou d'un épisode spirituel important.
    C'est un usage fréquent que d'utiliser la récitation plus ou moins complète d'une qaçîdah pendant les séances des rites collectifs dans les turûq, en préambule d'un dhikr ou pendant son déroulement même, en vue d'encourager les participants. Elle prend son origine dans les chants que déclament les chameliers pour encourager la caravane et dans l’usage des poètes qui récitaient leurs œuvres avant les affrontements de la petite guerre sainte, cette guerre qui n'a pas pour but de combattre la nafs, mais les hommes entre eux pour l'établissement de la Paix.

    Rassûl

    Sâlik : cheminant dans la Tarîqah.
    Désigne celui a fait l’objet d’une progression sur le Chemin, c’est-à-dire une progression effective dans la Connaissance, le rapprochement (Taqarrub) vers son Seigneur.

    Silsilah
    :
    chaîne, de transmission.
    Est constituée par l’ensemble de ceux qui, ayant chacun reçu la barakah d'un Cheikh autorisé, la transmettent de manière ininterrompue, jusqu'au récipiendaire (murîd) ; chaque Cheikh constituant ainsi un maillon de la chaîne initiatique.

    Sirr : réalité intime, cachée, secret.
    Dans le Taçawwuf : secret initiatique (1)(2), désignant la Connaissance Suprême (Ma'rifah).

    Sunnah

    Taçawwuf : initiation islamique, soufisme.
    René Guénon (1)(2) insiste sur la distinction à établir avec le mysticisme.

    Taqarrub : rapprochement, vers Allah.
    Ce terme a son origine dans un hadîth. Il désigne le processus de progression spirituelle, par la Connaissance, effectué par le sâlik.

    Tarîqah : chemin, voie, Voie.
    Désigne habituellement le chemin spirituel (ou initiatique) qui joint logiquement la Sharî’ah à la Haqîqah.

    Tawajud
    : fait de rechercher le Wajd. Certains traduisent cela par extase mais d'autres utilisent l'expression "intuition spirituelle".(3)

    Tawassul
    : du mot wassîlah qui veut dire : moyen, artifice, manière, façon, bonnes actions, comportement, intercession, chemin, etc...
    En général : tout ce qui permet à quelqu’un d'atteindre son but.
    Le tawassul désigne ainsi l’intercession, qui est le fait de « prendre appui » sur ces moyens pour obtenir quelque chose. (4)
    C’est une disposition, une pratique, utilisée dans le Taçawwuf, de faire le tawassûl (principalement par le Prophète –qu’Allah prie sur lui et le salue-) pour progresser dans la Voie, ou dans d’autres buts plus secondaires.
    Les gens de compréhension limitée critiquent le tawassul, qu’ils qualifient d’associationnisme (shirk), alors que les Maîtres de la Voie, ainsi que, d’ailleurs, les Maîtres réguliers de l’exotérisme (Chari’ah), la défendent.

    Tawhîd

    Wajd :
    Certains traduisent cela par extase mais d'autres utilisent l'expression "intuition spirituelle".(3)

    *

    Références
    1.René Guénon, Aperçus sur l’Initiation
    2.René Guénon, Aperçus sur l’Esotérisme islamique et le Taoïsme,
    3.Selon Dhâkir, Traduction respective de hal et de tawajud (17 oct 2008)
    4.Selon Arrahmani, sur http://www.soufisme-r.com/showthread.php?t=4994
    5.Selon Mima (31 oct 2008)
    6.René Guénon, La Grande Triade



    ***
    Et Allah est plus Savant
    Wa sall-Allah ‘alâ Seyydinâ Mohammadin wa ‘alâ Ali-hi wa Sabi-hi wa sallam.

    Faqirilallah

  5. #25
    Membre Junior Idriss is an unknown quantity at this point Avatar de Idriss
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    Par défaut Re : Petit lexique terminologique du Taçawwuf



    Cher Faqirilallah,

    Comme première contribution au Petit lexique (mieux vaut tard que jamais…), je vous propose une définition succincte des termes Rasûl, Nabî et Walî. Bien que n’appartenant pas spécifiquement à la terminologie du Taçawwuf, il m’a semblé opportun de tenter de définir ces notions, à la fois essentielles et prototypiques, sur lesquelles d’autres notions pourront désormais venir s’appuyer
    Si ces définitions, déjà loin d’être exhaustives, s’avéraient tout de même trop longues, je suis certain que vous sauriez en extraire l’essentiel ou les reformuler pour pouvoir les intégrer au lexique.
    Qu’Allah nous garde, et qu’il fasse de ce travail collectif un modèle d'unification dans le Taçawwuf.


    Rasûl (pl. Rûsûl): envoyé, messager, émissaire.
    Le Rasûl est « missionné » par Allah – Ta ‘alâ – pour instaurer une loi exotérique (Charî’ah) ; ilest en quelque sorte le « véhicule » par lequel cette loi, dont il est le support, est dirigée vers notre monde.
    Le Rasûl manifeste l’attribut divin d’Er-Rahmân dans tous les mondes[1] et non pas seulement dans un certain domaine particulier comme le Nabî (Prophète) [2].On pourrait dire que la fonction du Rasûl « englobe » celle du Nabî.

    Nabî (pl. Anbiyâ): prophète.
    Le Nabî n’a pas la fonction d’instituer une nouvelle loi divine (Charî’ah) mais de confirmer aux hommes la loi instituée par le Rasûl qui l’a précédé.
    Cette fonction n’a pas le caractère universel de celle du Rasûl, et peut-être plus ou moins limitée quant à son étendue et son but propre. La condition de Nabî implique tout d’abord en elle-même celle du walî. [3]

    Walî (pl. Awliyâ): ami/proche (généralement d’Allah : walî Allah), saint, maître, protecteur, tuteur, partisan. Peut aussi désigner Allah[4].
    Selon l’interprétation d’un verset coranique[5], ce sont les êtres qu’Allah – Ta ‘alâ – a disposé dans notre monde, jusqu’à la fin des Temps, pour appeler à Lui. Sous un autre rapport, ils sont aussi considérés comme les héritiers du Prophète Mohammed[6] . Il est dit qu’Allah les occulte ou les dévoile aux autres hommes en fonction de la capacité qu’ont ces derniers à appréhender la réalité dont les Awliyâ sont les supports[7].
    Le symbolisme de la lumière est parfois utilisé pour exprimer le rapport qui existe entre Le Prophète (.) et les Saints : La haqîqa el-mohammediyah éclaire le cœur du Saint comme le soleil éclaire la lune, qui elle-même éclaire à son tour mais de façon indirecte et comme par réfléchissement[8].
    Sous un autre aspect, les Saints sont également les signes (âyât)par lesquels qu’Allah se manifeste aux hommes[9].



    Peut-être pourrait-on dire pour conclure ce post que les Envoyés (Rusûl), les Prophètes (Anbiyâ) et les Saints (Awliyâ) établissent, selon le caractère plus ou moins « étendu » de la fonction dont ils sont investis par Allah, « un pont » ou un « canal » par lequel les influences divines se communiquent à la création.


    __________________________________


    [1] « Rahmatan lil-‘âlamîn » (21 ; 107)

    [2] René Guénon, Initiation et Réalisation Spirituelle

    [3] Idem note 2

    [4] « Allah est l’Ami-Protecteur (Walî) de ceux qui croient » (2 ; 257)

    [5] « Dis : « Voici mon chemin (sabîly)! Nous appelons à Allah en toute clairvoyance (‘alâ baçîratin), moi et ceux qui me suivent » (12 : 108)

    [6] Selon une certaine acception de la notion de science (‘ilm) dans le hadîth prophétique : « les savants sont les héritiers des prophètes ».

    [7] Selon la parole d’un Maître : « Les Saints sont comme les mariées ; on ne montre pas aux scélérats »

    [8] Ibn Ata Allah, Latâif el-minan

    [9] « Tels sont les signes (âyât) d’Allah : Nous te les révèlons en toute vérité » (2 ; 252)

  6. #26
    1 inconnue
    Guest

    Par défaut Re : Petit lexique terminologique du Taçawwuf

    qu' Allah récompense votre travail, amine

    quant à moi je vais attendre que le lexique soit terminé avant de l'imprimer

    merci à vous et félicitation pour votre courage frère Faqirilallah
    et merci à tous ceux qui vous aident

  7. #27
    Membre confirmé faqirilallah is an unknown quantity at this point Avatar de faqirilallah
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    Par défaut Petit lexique terminologique du Taçawwuf





    Proposition d’un
    Petit lexique terminologique du Taçawwuf. 5
    Version du 16 nov 2008

    Les mots arabes sont en italique.
    Les mots en gras font l’objet d’une définition.
    Les références sont reportées en fin de liste dans l’ordre d’arrivée.
    Les termes sans définition sont …. à définir
    Il est apparu intéressant, afin de maintenir la spécificité de ce lexique, de tendre à n’y faire figurer que des termes ayant un rapport direct avec le Taçawwuf, d’autres lexiques ayant, ailleurs, une vocation plus générale.
    Le choix en est parfois difficile et toujours subjectif

    Bien que les majuscules n’existent pas en arabe, certains termes sont figurés avec une majuscule initiale, par respect, vénération ou parce qu'ils désignent une réalité spirituelle.
    Comme dans chaque domaine particulier, la terminologie du Taçawwuf est une application de termes « extérieurs », dont l’usage peut varier dans le temps et les contextes, d’où les lexiques de terminologie soufie (istilâhât) régulièrement remaniés et actualisés par les Maîtres.
    Aucune utilisation ne sera plus faite à l’avenir d’une définition existant sur ce Forum des Fuqarâ, in châ Allah, sauf si son auteur se manifeste spontanément pour m’autoriser explicitement, et sans réserve, à le faire, par exemple en utilisant une formule, telle que :
    {pseudo de l’auteur de la définition :…..} autorise Faqirilallah à utiliser le texte de ma définition du terme {…}pour en faire l’usage qu’il voudra dans le cadre du Petit Lexique terminologique du Taçawwuf , à condition qu’il cite la référence d’origine de mon texte sur ce Forum.
    Aucune définition ne pourra être intégrée sans accord préalable de son auteur ou co-auteur, selon la formule mentionnée ci-dessus.
    Je prends la responsabilité de décider ultimement d’intégrer ou pas, de modifier ou pas telle ou telle définition, et dans quelle forme.
    Les présentes définitions et traductions peuvent évidemment faire l’objet d’améliorations (modalités à définir, par exemple : par des propositions en message personnel que j'actualiserais chaque semaine ? )
    Merci par avance pour votre contribution


    *

    Adab[أَدَب ] : terme très riche, désignant à la fois les belles lettres, la littérature, la culture, le sens du mot approprié mais aussi la politesse, la courtoisie et les bonnes manières avec les autres, notamment du musulman envers autrui, selon les conseils et le comportement de l’Envoyé de Dieu. (5)
    Dans le cadre du Taçawwuf : relation adéquate entre l’être et son milieu. Les Maîtres décrivent des âdâb pour l’être avec lui-même, avec son Cheikh, avec ses frères, avec les autres êtres.

    Âkhirah

    'Alim

    Allah

    Arafat

    'Ayah
    'Âyat al-Kursiy

    Barakah : influence spirituelle, d’origine divine.
    Transmise par Seyyidunâ Jibrîl (.) au Prophète (.), celui-ci la transmit à Seyyiduna Abû Bakr (.) et à Seyyidunâ ‘Alî (.).
    Selon René Guénon elle est donc unique, de source unique (1).
    Elle est transmise dans les Turûq (pl. de Tarîqah) par la silsilah des Chuyûkh (pl. de Cheikh).

    Charî'ah
    : litt. « large route ». Loi extérieure, aspect exotérique de l’Islam. Désigne ce qui doit est respecté et pratiqué par l’ensemble des musulmans.

    Cheikh : désigne à l’origine une personne âgée (plus de 50 ou 60 ans ?)
    On distingue de la même manière, 5 âges : radi’ = nourrisson ; tifl, çabyyi = petit enfant, prépubère ; châbb = adolescent, jeune homme ; kahl = plus de 40 ans.
    Dans l’usage technique, désigne une personne ayant acquis la maîtrise d’un domaine, d’une science.
    Dans le Taçawwuf : désigne classiquement un Maître de réalisation spirituelle accomplie et totale.
    Par dégénérescence et vulgarisation : terme honorifique, pouvant désigner n’importe quel responsable de Tarîqah, sans considération de sa réalisation effective.


    Dhikr


    Faqih

    Faqîr : lit. pauvre.
    Désigne au sens propre celui qui a réalisé la station spirituelle (maqâm) de la pauvreté (faqr) en Allah.
    Désigne, dans l’usage courant, celui qui a fait vœu de pauvreté spirituelle, en se rattachant à une tarîqah (cf. murîd), mais que l’on devrait plus rigoureusement désigner par le terme de mouftaqîr(qui cherche à devenir pauvre), tant qu’il n’a pas atteint le maqâm du faqrvéritable, qui consiste à réaliser que la Richesse n’est pas un attribut du serviteur mais d’ Allah Ta’âlâ.


    Fiqh


    Hadîth
    ahâdith


    Hadrah: litt. : présence
    En relation avec les ahâdith (pl. de hadîth) qui assurent de la Présence d’Allah quand on Le mentionne, seul ou en collectivité : « Je suis le commensal (jalîs) de celui qui Me mentionne », par exemple hadîth qoudsî). Désigne ainsi, dans l’usage habituel des turûq, la réunion de dhikr collectif dont l’objectif est d’entrer en communication consciente avec cette Présence d’Allah. Sa fréquence peut varier selon les turûq, c’est-à-dire selon les méthodes initiatiques : la hadrah peut se dérouler, matin et soir ou une fois par jour seulement, une ou plusieurs fois par semaine (en général, à notre époque), une ou plusieurs fois par mois, à certaines occasions particulières, ou même sans un temps fixé, selon le hâl du Cheikh autorisé qui la dirige, par exemple.
    Le dhikr utilisé durant la hadrah peut prendre différents supports, selon les turûq,et dans une même tarîqah, suivant les hadrah: lecture de Coran en commun par un ou plusieurs lecteurs et surtout incantation d’un ou plusieurs Noms divins, en général successivement, selon des modalités pouvant être très riches, plus ou moins sophistiquées, accompagnées ou non de la récitation chantée d’une qaçîdah.
    Tout le rituel est plus ou moins strictement codifié, selon les turûq, par des règles qui tiennent à la fois compte d’aspects extérieurs (formes et apparence du déroulement) et intérieurs (modalités du début, du déroulement et de la fin) ; il ne peut être modifié que par quelqu’un qui est autorisé (idhn, ijâzah) à le faire. (7)


    Hâl : état spirituel momentané (3), instable.

    Haqîqah : Vérité ou Réalité essentielle.
    Désignation logique d’Allah -Ta’âlâ- comme But (Maqsûd) de la Connaissance (Ma’rifah), comme « Terme » de la Tarîqah.


    Idhn

    Ijâzah

    Jihâd: guerre sainte, c’est-à-dire établie dans un cadre traditionnel.
    Le hadîth distingue la petite guerre sainte de la Grande Guerre Sainte, qui est celle du combat contre la nafs, pour établir la Grande Paix (Sekînah) à l’intérieur de l’être, opposition des conflits et désordres, permettant l’accès à un état d’équilibre harmonieux suprême.

    Maqâm
    : état (ou degré) spirituel permanent. (3)

    Maqsûd : But, Objet de la quête spirituelle.

    Ma’rifah
    : Connaissance, effective.

    Muqaddem
    : représentant du Cheikh.
    Peut aussi dans certaines turûq être désigné par le terme de naqîb.
    Il peut assurer partie ou la totalité des fonctions initiatiques du Cheikh dont il dépend.

    Murîd : litt. « celui qui veut ». Terme général qui désigne celui qui recherche Allah.
    Est associé parfois à Faqîr (pl. fuqarâ) pour faire la distinction entre, respectivement, celui qui demande le rattachement à une Tarîqah et celui qui est rattaché à une Tarîqah.
    On fait remarquer qu’en réalité il n’y a de Murîd qu’Allah Ta’âlâ, car c’est Lui qui détient la Volonté (Sâhib el-Irâdah).


    Nabî, (pl. anbiyâ) : prophète
    Le Nabî n’a pas la fonction d’instituer une nouvelle loi divine (Charî’ah) mais de confirmer aux hommes la loi instituée par le Rasûl qui l’a précédé.
    Cette fonction n’a pas le caractère universel de celle du Rasûl, et peut-être plus ou moins limitée quant à son étendue et son but propre. La condition de Nabî implique tout d’abord en elle-même celle du walî. (7)


    Nafs: ego

    Naqîb

    Qaçîdah: poème, plus ou moins long, écrit généralement par de grands Maîtres, sous l'emprise d'une inspiration ou d'un épisode spirituel important.
    C'est un usage fréquent que d'utiliser la récitation plus ou moins complète d'une qaçîdah pendant les séances des rites collectifs dans les turûq, en préambule d'un dhikr ou pendant son déroulement même, en vue d'encourager les participants. Elle prend son origine dans les chants que déclament les chameliers pour encourager la caravane et dans l’usage des poètes qui récitaient leurs œuvres avant les affrontements de la petite guerre sainte, cette guerre qui n'a pas pour but de combattre la nafs, mais les hommes entre eux pour l'établissement de la Paix.


    Rassûl , (pl. rusûl) : envoyé, messager, émissaire.
    Le Rasûl est « missionné » par Allah – Ta ‘alâ – pour instaurer une loi exotérique (Charî’ah) ; il est en quelque sorte le « véhicule » par lequel cette loi, dont il est le support, est dirigée vers notre monde.
    Le Rasûl manifeste l’attribut divin d’Er-Rahmân dans tous les mondes [« Rahmatan lil-‘âlamîn » (21 ; 107)] et non pas seulement dans un certain domaine particulier comme le Nabî (7).
    (Prophète)
    On pourrait ainsi dire que la fonction du Rasûl « englobe » celle du Nabî.


    Sekînah


    Sâlik: cheminant dans la Tarîqah.
    Désigne celui a fait l’objet d’une progression sur le Chemin, c’est-à-dire une progression effective dans la Connaissance, le rapprochement (taqarrub) vers son Seigneur.

    Silsilah
    :
    chaîne, de transmission.
    Est constituée par l’ensemble de ceux qui, ayant chacun reçu la barakah d'un Cheikh autorisé, la transmettent de manière ininterrompue, jusqu'au récipiendaire (murîd) ; chaque Cheikh constituant ainsi un maillon de la chaîne initiatique.

    Sirr : réalité intime, cachée, secret.
    Dans le Taçawwuf : secret initiatique (1)(2), désignant la Connaissance Suprême (Ma'rifah).


    Sunnah

    Taçawwuf : initiation islamique, soufisme.
    René Guénon (1)(2) insiste sur la distinction à établir avec le mysticisme.

    Taqarrub : rapprochement, vers Allah.

    Ce terme a son origine dans un hadîth. Il désigne le processus de progression spirituelle, par la Connaissance, effectué par le sâlik.

    Tarîqah : chemin, voie, Voie.
    Désigne habituellement le chemin spirituel (ou initiatique) qui joint logiquement la Sharî’ah à la Haqîqah.

    Tawajud
    : fait de rechercher leWajd. Certains traduisent cela par extase mais d'autres utilisent l'expression "intuition spirituelle".(3)


    Tawassul: du mot wassîlah qui veut dire : moyen, artifice, manière, façon, bonnes actions, comportement, intercession, chemin, etc...
    En général : tout ce qui permet à quelqu’un d'atteindre son but.
    Le tawassul désigne ainsi l’intercession, qui est le fait de « prendre appui » sur ces moyens pour obtenir quelque chose. (4)
    C’est une disposition, une pratique, utilisée dans le Taçawwuf, de faire le tawassûl principalement par le Prophète –qu’Allah prie sur lui et le salue-) pour progresser dans la Voie, ou dans d’autres buts plus secondaires.
    Les gens de compréhension limitée critiquent le tawassul, qu’ils qualifient d’associationnisme (shirk), alors que les Maîtres de la Voie, ainsi que, d’ailleurs, les Maîtres réguliers de l’exotérisme (Chari’ah), la défendent.

    Tawhîd: litt. « action d’unifier » (du verbe wahhada), est morphologiquement un maçdar, à la fois verbe et nom (analogue à un infinitif en français pris au sens subsantival).
    Dans l’emploi religieux, il a le sens spécial de « reconnaître ou professer l’Unité divine », et en tant que terme abstrait de la théologie, il désigne le «principe de l’Unité », le « dogme de l’Unité divine». La métaphysique du Soufisme y ajoute le sens de « réalisation de l’Unité », avec des variantes comme : « connaissance de l’Unité », « conscience de l’Identité essentielle », etc… » (9)

    Wajd : Certains traduisent cela par extase mais d'autres utilisent l'expression "intuition spirituelle".(3)

    Walî (pl. awliyâ): ami/proche (généralement d’Allah : walî Allah), saint, maître, protecteur, tuteur, partisan. Peut aussi désigner Allah [« Allah est l’Ami-Protecteur (Walî) de ceux qui croient » (2 ; 257)].
    Selon l’interprétation d’un verset coranique [« Dis : « Voici mon chemin (sabîlî) ! Nous appelons à Allah en toute clairvoyance (‘alâ baçîratin), moi et ceux qui me suivent » (12 : 108)], ce sont les êtres qu’Allah – Ta‘alâ – a disposé dans notre monde, jusqu’à la fin des Temps, pour appeler à Lui. Sous un autre rapport, ils sont aussi considérés comme les héritiers du Prophète Mohammed [ Selon une certaine acception de la notion de science (‘ilm) dans le hadîth prophétique : « les savants sont les héritiers des prophètes ».]

    Il est dit qu’Allah les occulte ou les dévoile aux autres hommes en fonction de la capacité qu’ont ces derniers à appréhender la réalité dont les Awliyâ sont les supports. [Selon la parole d’un Maître : « Les Saints sont comme les mariées ; on ne les montre pas aux scélérats »].
    Le symbolisme de la lumière est parfois utilisé pour exprimer le rapport qui existe entre Le Prophète et les Saints : La haqîqah el-mohammediyah éclaire le cœur du Saint comme le soleil éclaire la lune, qui elle-même éclaire à son tour mais de façon indirecte et comme par réfléchissement (8).
    Sous un autre aspect, les Saints sont également les signes (âyât)par lesquels qu’Allah se manifeste aux hommes [« Tels sont les signes (âyât) d’Allah : Nous te les révélons en toute vérité »
    (2 ; 252)].
    *

    Références
    1.René Guénon, Aperçus sur l’Initiation
    2.René Guénon, Aperçus sur l’Esotérisme islamique et le Taoïsme,
    3.Selon Dhâkir, Traduction respective de hal et de tawajud (17 oct 2008)
    4.Selon Arrahmani, sur http://www.soufisme-r.com/showthread.php?t=4994
    5.Selon Mima (31 oct 2008)
    6.René Guénon, La Grande Triade
    7.René Guénon, Initiation et Réalisation Spirituelle
    8.Ibn Ata Allah, Latâif el-minan
    9.Michel Vâlsan in « Le livre d’enseignement des formules indicatives des gens inspirés », Etudes traditionnelles puis aux Editions de l’œuvre (Selon Abdoun da’îf, http://www.soufisme-fr.com/showthread.php?t=5147 ).

    ***
    Et Allah est plus Savant
    Wa sall-Allah ‘alâ Seyydinâ Mohammadin wa ‘alâ Ali-hi wa Sabi-hi wa sallam.

    Faqirilallah

  8. #28
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    Proposition d’un

    Petit lexique terminologique du Taçawwuf. 6
    Version du 30 nov 2008

    Les mots arabes sont en italique.
    Les mots en gras font l’objet d’une définition.
    Les références sont reportées en fin de liste dans l’ordre d’arrivée.

    Les termes sans définition sont …. à définir

    Il est apparu intéressant, afin de maintenir la spécificité de ce lexique, de tendre à n’y faire figurer que des termes ayant un rapport direct avec le Taçawwuf, d’autres lexiques ayant, ailleurs, une vocation plus générale.
    Le choix en est parfois difficile et toujours subjectif

    Bien que les majuscules n’existent pas en arabe, certains termes sont figurés avec une majuscule initiale, par respect, vénération ou parce qu'ils désignent une réalité spirituelle.

    Comme dans chaque domaine particulier, la terminologie du Taçawwuf est une application de termes « extérieurs », dont l’usage peut varier dans le temps et les contextes, d’où les lexiques de terminologie soufie (istilâhât) régulièrement remaniés et actualisés par les Maîtres.

    Aucune utilisation ne sera plus faite à l’avenir d’une définition existant sur ce Forum des Fuqarâ, in châ Allah, sauf si son auteur se manifeste spontanément pour m’autoriser explicitement, et sans réserve, à le faire, par exemple en utilisant une formule, telle que :
    {pseudo de l’auteur de la définition :…..} autorise Faqirilallah à utiliser le texte de ma définition du terme {…}pour en faire l’usage qu’il voudra dans le cadre du Petit Lexique terminologique du Taçawwuf , à condition qu’il cite la référence d’origine de mon texte sur ce Forum.

    Aucune définition ne pourra être intégrée sans accord préalable de son auteur ou co-auteur, selon la formule mentionnée ci-dessus.

    Je prends la responsabilité de décider ultimement d’intégrer ou pas, de modifier ou pas telle ou telle définition, et dans quelle forme.

    Les présentes définitions et traductions peuvent évidemment faire l’objet d’améliorations : voir le post dédié à cet effet

    Merci par avance pour votre contribution
    in châ Allah


    *

    Adab[أَدَب ] : terme très riche, désignant à la fois les belles lettres, la littérature, la culture, le sens du mot approprié mais aussi la politesse, la courtoisie et les bonnes manières avec les autres, notamment du musulman envers autrui, selon les conseils et le comportement de l’Envoyé de Dieu. (5)
    Dans le cadre du Taçawwuf : relation adéquate entre l’être et son milieu. Les Maîtres décrivent des âdâb pour l’être avec lui-même, avec son Cheikh, avec ses frères, avec les autres êtres.

    Âkhirah

    'Alim

    Allah

    Arafat

    'Ayah
    'Âyat al-Kursiy

    Barakah
    : influence spirituelle, d’origine divine.
    Transmise par Seyyidunâ Jibrîl (.) au Prophète (.), celui-ci la transmit à Seyyiduna Abû Bakr (.) et à Seyyidunâ ‘Alî (.).
    Selon René Guénon elle est donc unique, de source unique (1).
    Elle est transmise dans les Turûq (pl. de Tarîqah) par la silsilah des Chuyûkh (pl. de Cheikh).

    Bay’ah
    : pacte initiatique passé entre le futur disciple (murîd) et son Maître (Cheikh) par lequel il s'engage auprès du Cheikh de cette tarîqah.
    Ce pacte pour être effectif, exige une acceptation réciproque : du disciple par le Maître qui reconnaît en lui les qualifications nécessaires au cheminement dans la Voie, et une reconnaissance par le disciple de la fonction de ce Maître (disposant d’une autorisation à fournir régulièrement un enseignement initiatique) et de son aptitude (réalisation) à lui prodiguer un enseignement spirituel dans la Voie.
    Par ce pacte, le Cheikh s'engage à diriger le travail spirituel du disciple et à le conduire vers la Connaissance Suprême (dans la mesure des capacités du disciple) en lui prodiguant une aide personnalisée et le disciple s'engage à obéir au Cheikh pour profiter au mieux de sa guidance.

    Lorsque celui qui transmet la barakah (1/3) est également un Cheikh réalisé (2/3) disposant d’une autorisation à dispenser un enseignement initiatique spécifique (3/3), le pacte a normalement lieu lors du rite de rattachement, c’est-à-dire de la transmission de l’influence spirituelle (barakah). Il peut, néanmoins, en être dissocié ou différé :

    1. La bay’ah peut être dissociée, par exemple dans le cas où une tarîqah n'a plus à sa tête un Maître réalisé. L'aspirant peut ainsi se rattacher à la tarîqah en recevant la barakah (de toute personne ayant reçu autorisation de la transmettre i.e. mouqaddem ou Cheikh, réalisé ou non-réalisé), sans pour autant passer de pacte initiatique.
    2. La bay’ah peut aussi être différée lorsque, dans une tarîqah ayant effectivement à sa tête un Cheikh réalisé, la reconnaissance du caractère réalisé du Cheikh n’est pourtant pas une condition nécessaire au rattachement. Dans ce cas, si l'aspirant au rattachement souhaite se rattacher seulement à la tarîqah en mode "tabarrukan", il reçoit seulement la barakah du Cheikh réalisé lui-même ou d'un mouqaddem autorisé. Il n'est pas alors tenu aux mêmes règles au sein de la tarîqah que les disciples qui ont passé le pacte avec le Cheikh, mais il peut tout de même engager un Travail initiatique authentique dans cette tarîqah (par la participation aux séances de dhikr, etc.) sans être lié de manière personnelle au Cheikh.
    Par la suite, si le murîd le souhaite, et si le Maître l'accepte, le disciple peut passer le pacte avec le Maître. Il n'est pas nécessaire alors d'effectuer à nouveau la transmission de la barakah lors du pacte puisqu'il s'agit uniquement de donner une dimension nouvelle à la relation avec le Cheikh.

    Charî'ah : litt. « large route ». Loi extérieure, aspect exotérique de l’Islam. Désigne ce qui doit est respecté et pratiqué par l’ensemble des musulmans.

    Cheikh : désigne à l’origine une personne âgée (plus de 50 ou 60 ans ?)
    On distingue de la même manière, 5 âges : radi’ = nourrisson ; tifl, çabyyi = petit enfant, prépubère ; châbb = adolescent, jeune homme ; kahl = plus de 40 ans.
    Dans l’usage technique, désigne une personne ayant acquis la maîtrise d’un domaine, d’une science.
    Dans le Taçawwuf : désigne classiquement un Maître de réalisation spirituelle accomplie et totale.
    Par dégénérescence et vulgarisation : terme honorifique, pouvant désigner n’importe quel responsable de Tarîqah, sans considération de sa réalisation effective.

    Dhikr


    Faqih

    Faqîr : lit. pauvre.
    Désigne au sens propre celui qui a réalisé la station spirituelle (maqâm) de la pauvreté (faqr) en Allah.
    Désigne, dans l’usage courant, celui qui a fait vœu de pauvreté spirituelle, en se rattachant à une tarîqah (cf. murîd), mais que l’on devrait plus rigoureusement désigner par le terme de mouftaqîr(qui cherche à devenir pauvre), tant qu’il n’a pas atteint le maqâm du faqrvéritable, qui consiste à réaliser que la Richesse n’est pas un attribut du serviteur mais d’ Allah Ta’âlâ.

    Fiqh

    Hadîth (
    ahâdith)

    Hadrah
    : litt. : présence
    En relation avec les ahâdith (pl. de hadîth) qui assurent de la Présence d’Allah quand on Le mentionne, seul ou en collectivité : « Je suis le commensal (jalîs) de celui qui Me mentionne », par exemple hadîth qoudsî). Désigne ainsi, dans l’usage habituel des turûq, la réunion de dhikr collectif dont l’objectif est d’entrer en communication consciente avec cette Présence d’Allah. Sa fréquence peut varier selon les turûq, c’est-à-dire selon les méthodes initiatiques : la hadrah peut se dérouler, matin et soir ou une fois par jour seulement, une ou plusieurs fois par semaine (en général, à notre époque), une ou plusieurs fois par mois, à certaines occasions particulières, ou même sans un temps fixé, selon le hâl du Cheikh autorisé qui la dirige, par exemple.
    Le dhikr utilisé durant la hadrah peut prendre différents supports, selon les turûq, et dans une même tarîqah, suivant les hadrah : lecture de Coran en commun par un ou plusieurs lecteurs et surtout incantation d’un ou plusieurs Noms divins, en général successivement, selon des modalités pouvant être très riches, plus ou moins sophistiquées, accompagnées ou non de la récitation chantée d’une qaçîdah.
    Tout le rituel est plus ou moins strictement codifié, selon les turûq, par des règles qui tiennent à la fois compte d’aspects extérieurs (formes et apparence du déroulement) et intérieurs (modalités du début, du déroulement et de la fin) ; il ne peut être modifié que par quelqu’un qui est autorisé (idhn, ijâzah) à le faire. (7)


    Hâl : état spirituel momentané (3), instable.

    Haqîqah : Vérité ou Réalité essentielle.
    Désignation logique d’Allah -Ta’âlâ- comme But (Maqsûd) de la Connaissance (Ma’rifah), comme « Terme » de la Tarîqah.

    Idhn

    Ijâzah

    Jihâd
    : guerre sainte, c’est-à-dire établie dans un cadre traditionnel.
    Le hadîth distingue la petite guerre sainte de la Grande Guerre Sainte, qui est celle du combat contre la nafs, pour établir la Grande Paix (Sekînah) à l’intérieur de l’être, opposition des conflits et désordres, permettant l’accès à un état d’équilibre harmonieux suprême.

    Maqâm :
    état (ou degré) spirituel permanent. (3)

    Maqsûd : But, Objet de la quête spirituelle.

    Ma’rifah
    : Connaissance, effective.

    Muqaddem
    : représentant du Cheikh.
    Peut aussi dans certaines turûq être désigné par le terme de naqîb.
    Il peut assurer partie ou la totalité des fonctions initiatiques du Cheikh dont il dépend.

    Murîd : litt. « celui qui veut ». Terme général qui désigne celui qui recherche Allah.
    Est associé parfois à Faqîr (pl. fuqarâ) pour faire la distinction entre, respectivement, celui qui demande le rattachement à une Tarîqah et celui qui est rattaché à une Tarîqah.
    On fait remarquer qu’en réalité il n’y a de Murîd qu’Allah Ta’âlâ, car c’est Lui qui détient la Volonté (Sâhib el-Irâdah).

    Nabî, (pl. anbiyâ) : prophète
    Le Nabî n’a pas la fonction d’instituer une nouvelle loi divine (Charî’ah) mais de confirmer aux hommes la loi instituée par le Rasûl qui l’a précédé.
    Cette fonction n’a pas le caractère universel de celle du Rasûl, et peut-être plus ou moins limitée quant à son étendue et son but propre. La condition de Nabî implique tout d’abord en elle-même celle du walî.
    (7)

    Nafs:
    ego

    Naqîb

    Qaçîdah
    : poème, plus ou moins long, écrit généralement par de grands Maîtres, sous l'emprise d'une inspiration ou d'un épisode spirituel important.
    C'est un usage fréquent que d'utiliser la récitation plus ou moins complète d'une qaçîdah pendant les séances des rites collectifs dans les turûq, en préambule d'un dhikr ou pendant son déroulement même, en vue d'encourager les participants. Elle prend son origine dans les chants que déclament les chameliers pour encourager la caravane et dans l’usage des poètes qui récitaient leurs œuvres avant les affrontements de la petite guerre sainte, cette guerre qui n'a pas pour but de combattre la nafs, mais les hommes entre eux pour l'établissement de la Paix.

    Rassûl , (pl. rusûl) : envoyé, messager, émissaire.
    Le Rasûl est « missionné » par Allah – Ta ‘alâ – pour instaurer une loi exotérique (Charî’ah) ; il est en quelque sorte le « véhicule » par lequel cette loi, dont il est le support, est dirigée vers notre monde.
    Le Rasûl manifeste l’attribut divin d’Er-Rahmân dans tous les mondes [« Rahmatan lil-‘âlamîn » (21 ; 107)] et non pas seulement dans un certain domaine particulier comme le Nabî (Prophète)
    (7).
    On pourrait ainsi dire que la fonction du Rasûl « englobe » celle du Nabî.

    Sekînah


    Sâlik:
    cheminant dans la Tarîqah.
    Désigne celui a fait l’objet d’une progression sur le Chemin, c’est-à-dire une progression effective dans la Connaissance, le rapprochement (taqarrub) vers son Seigneur.

    Silsilah
    :
    chaîne, de transmission.
    Est constituée par l’ensemble de ceux qui, ayant chacun reçu la barakah d'un Cheikh autorisé, la transmettent de manière ininterrompue, jusqu'au récipiendaire (murîd) ; chaque Cheikh constituant ainsi un maillon de la chaîne initiatique.

    Sirr : réalité intime, cachée, secret.
    Dans le Taçawwuf : secret initiatique (1)(2), désignant la Connaissance Suprême (Ma'rifah).

    Sunnah

    Taçawwuf : initiation islamique, soufisme.
    René Guénon (1)(2) insiste sur la distinction à établir avec le mysticisme.

    Taqarrub : rapprochement, vers Allah.
    Ce terme a son origine dans un hadîth. Il désigne le processus de progression spirituelle, par la Connaissance, effectué par le sâlik.

    Tarîqah : chemin, voie, Voie.
    Désigne habituellement le chemin spirituel (ou initiatique) qui joint logiquement la Sharî’ah à la Haqîqah.

    Tawajud
    : fait de rechercher leWajd. Certains traduisent cela par extase mais d'autres utilisent l'expression "intuition spirituelle".(3)

    Tawassul
    : du mot wassîlah qui veut dire : moyen, artifice, manière, façon, bonnes actions, comportement, intercession, chemin, etc...
    En général : tout ce qui permet à quelqu’un d'atteindre son but.
    Le tawassul désigne ainsi l’intercession, qui est le fait de « prendre appui » sur ces moyens pour obtenir quelque chose. (4)
    C’est une disposition, une pratique, utilisée dans le Taçawwuf, de faire le tawassûl principalement par le Prophète –qu’Allah prie sur lui et le salue-) pour progresser dans la Voie, ou dans d’autres buts plus secondaires.
    Les gens de compréhension limitée critiquent le tawassul, qu’ils qualifient d’associationnisme (shirk), alors que les Maîtres de la Voie, ainsi que, d’ailleurs, les Maîtres réguliers de l’exotérisme (Chari’ah), la défendent.

    Tawhîd:
    litt. « action d’unifier » (du verbe wahhada), est morphologiquement un maçdar, à la fois verbe et nom (analogue à un infinitif en français pris au sens subsantival).
    Dans l’emploi religieux, il a le sens spécial de « reconnaître ou professer l’Unité divine », et en tant que terme abstrait de la théologie, il désigne le «principe de l’Unité », le « d ogme de l’Unité divine». La métaphysique du Soufisme y ajoute le sens de « réalisation de l’Unité », avec des variantes comme : « connaissance de l’Unité », « conscience de l’Identité essentielle », etc… » (9)

    Wajd :
    Certains traduisent cela par extase mais d'autres utilisent l'expression "intuition spirituelle".(3)

    Walî (pl. awliyâ): ami/proche (généralement d’Allah : walî Allah), saint, maître, protecteur, tuteur, partisan. Peut aussi désigner Allah [« Allah est l’Ami-Protecteur (Walî) de ceux qui croient » (2 ; 257)].
    Selon l’interprétation d’un verset coranique [« Dis : « Voici mon chemin (sabîlî) ! Nous appelons à Allah en toute clairvoyance (‘alâ baçîratin), moi et ceux qui me suivent » (12 : 108)], ce sont les êtres qu’Allah – Ta‘alâ – a disposé dans notre monde, jusqu’à la fin des Temps, pour appeler à Lui. Sous un autre rapport, ils sont aussi considérés comme les héritiers du Prophète Mohammed (
    sall-Allah alayhi wa sallam)[ Selon une certaine acception de la notion de science (‘ilm) dans le hadîth prophétique : « les savants sont les héritiers des prophètes ».]
    Il est dit qu’Allah les occulte ou les dévoile aux autres hommes en fonction de la capacité qu’ont ces derniers à appréhender la réalité dont les Awliyâ sont les supports. [Selon la parole d’un Maître : « Les Saints sont comme les mariées ; on ne les montre pas aux scélérats »].
    Le symbolisme de la lumière est parfois utilisé pour exprimer le rapport qui existe entre Le Prophète (sall-Allah alayhi wa sallam) et les Saints : La haqîqah el-mohammediyah éclaire le cœur du Saint comme le soleil éclaire la lune, qui elle-même éclaire à son tour mais de façon indirecte et comme par réfléchissement (8).
    Sous un autre aspect, les Saints sont également les signes (âyât)par lesquels qu’Allah se manifeste aux hommes [« Tels sont les signes (âyât) d’Allah : Nous te les révélons en toute vérité » (2 ; 252)].


    *

    Références

    1.René Guénon, Aperçus sur l’Initiation
    2.René Guénon, Aperçus sur l’Esotérisme islamique et le Taoïsme,
    3.Selon Dhâkir, Traduction respective de hal et de tawajud (17 oct 2008)
    4.Selon Arrahmani, sur http://www.soufisme-r.com/showthread.php?t=4994
    5.Selon Mima (31 oct 2008)
    6.René Guénon, La Grande Triade
    7.René Guénon, Initiation et Réalisation Spirituelle
    8.Ibn Ata Allah, Latâif el-minan
    9.Michel Vâlsan in « Le livre d’enseignement des formules indicatives des gens inspirés », Etudes traditionnelles puis aux Editions de l’œuvre (Selon Abdoun da’îf, http://www.soufisme-fr.com/showthread.php?t=5147 ).
    10.Selon Leyla Elmursal, http://www.soufisme-fr.com/forum/f9/propositions-et-commentaires-du-lexique-t5147.html


    ***
    Et Allah est plus Savant
    Wa sall-Allah ‘alâ Seyydinâ Mohammadin wa ‘alâ Ali-hi wa Sabi-hi wa sallam.

    Faqirilallah

  9. #29
    1 inconnue
    Guest

    Par défaut Re : Petit lexique terminologique du Taçawwuf

    nous sommes toujours là :)

    je salue votre courage sidi faqirilallah

    qu' Allah vous préserve
    ainsi que vos proches,

  10. #30
    Dhâkir
    Guest

    Par défaut Re : Petit lexique terminologique du Taçawwuf



    Sidi Faqirilillah. Je me joins a notre soeur Inconnue pour vous feliciter pour ce magnifique travail. Qu'Allah vous recompense et vous preserve. Amin


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