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Discussion: Présentation de la Naqshabandiya

  1. #31
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    Par défaut Re : Présentation de la Naqshabandiya

    Paix et Salut,

    Sidi Mohamed, merci de ton assiduité, ta ma7aba en ton Cheikh KAS t'honore et, personnellement, m'inspire.

    J'ai deux questions dont je crois avoir les réponses, mais sans aucune assurance, la première étant purement spéculative, l'autre en entraînant plusieurs :

    1- L'enseignement de Sidi Nazim KAS est-il d'ordre jalali ou jamali ?

    2- Je suis en train d'achever la lecture de "Un apprentissage du soufisme" d'Omar Ali-Shah. S'agit-il d'un disciple de votre tariqa moubaraka ? Est-ce une branche parallèle de votre zawiya ? Pourrais-tu nous expliciter plus avant les onze "secrets" ou principes (hush dar dam, nazar ba kadam, safar dar watan etc.) ? Je les ai trouvés beaux et instructifs mais ne voudrais pas manquer d'adab et le faire à la place d'un disciple de cette noble voie.

    Wa,

    Karim,
    "Je suis l'Amant et l'Aimé ; il n'y a point de deuxième"
    Shushtarî

  2. #32
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    Par défaut Re : Présentation de la Naqshabandiya

    Citation Envoyé par TheStruggleWithin Voir le message
    Paix et Salut,

    Sidi Mohamed, merci de ton assiduité, ta ma7aba en ton Cheikh KAS t'honore et, personnellement, m'inspire.

    J'ai deux questions dont je crois avoir les réponses, mais sans aucune assurance, la première étant purement spéculative, l'autre en entraînant plusieurs :

    1- L'enseignement de Sidi Nazim KAS est-il d'ordre jalali ou jamali ?

    2- Je suis en train d'achever la lecture de "Un apprentissage du soufisme" d'Omar Ali-Shah. S'agit-il d'un disciple de votre tariqa moubaraka ? Est-ce une branche parallèle de votre zawiya ? Pourrais-tu nous expliciter plus avant les onze "secrets" ou principes (hush dar dam, nazar ba kadam, safar dar watan etc.) ? Je les ai trouvés beaux et instructifs mais ne voudrais pas manquer d'adab et le faire à la place d'un disciple de cette noble voie.

    Wa,

    Karim,



    Paix,chér Sidi SruggleWithin,merci pour tes propos,amin et que tes dou'as te reviennent,j'ai un peu de mal à te répondre,sur l'aspect "Jamali wa Jalali" ceux dont nos maitres ont parlé,c'est des attributs "Jalali wa Ikram" c'est ce qui couple qui a pour fonction de régir l"Univers selon certains(je précise bien)la nécéssité de Majesté et de beauté et le besoin d'ordre et donc de Rigueur,la Beauté des Cieux,et la Rigueur nécéssaire de leurs calculs,la Beauté des femmes,et la Rigueurs(rudesse extérieur) des l'hommes,ce sont quelques élèments que j'ai compris,sinon l'Attibut Jallal revient souvent dan nos qasidas,peut-etre que si tu as la source qui t'a conduit à cette questions je pourrai mieux te répondre in sha Allah,pour ce qui d'Omar ali sha,ce que j'en sais,est qu'il est d'une famille qui a pris comme voie la Naqshabandiya en Aghanistan,cela remonte loin,cet personne,n'est pas relié à notre Voie,c'est un Universaliste qui reconnait toutes les religions et qui considérent que le Tassawouf n'est pas l"apanage" de l'Islam mais qu'il se retrouve aussi dans les autres religions,il est trés proche des orientalistes,et a étè soutenues par ses derniers pour la publication et la diffusion d'un mesage à charactére Universelle,on peut dire qu'il se sert là ou il peut,cet un homme trés instruits,il a récement traduits(2002) les Robayats e Kahayyam,les critiques sont élogieuses,seulement en matiére de Religions et Voie Authentique,c'est un auteur dangereux et irrespectué de notre croyance,je connais le livre dont tu parles,d'ailleurs il a lui aussi;ecrit un livre "Thérapie soufie"qui s'inscrit dans la mouvance New-Age ou il tente de vendre les enseignements des maitres qu'il a pu cotoyer,le mot faussaire,n'est pas éxagéré,il n'y a aucun lien entre lui et la Naqshabandiya Haqqani de Mawlana Shaykh Nazim,ni avec les autres Branches,peut-etre une branche en Inde(?) ou le syncrétisme est plus facile voire accépté,et pour répondre à ta derniére questions,pour ce qui est des onzes pricipes comme tu t'en doutes il sont postés comme "présentation",tu ne trouveras pas meilleure explications que celles que j'ai poster et qui vient des maitres de la Voie,tout en sachant que pour les mettre en pratique il faut etre rattaché à la Voie,surtout sur la notion de souffle,qui permet un Dhikr constant,pour cela il faut avoir les qualifications et l'autorisation,or,je n'ai ni l'une ,ni l'autre ce qui m'évite de dire des bétises:),sur ce point je revient à Omar Ali Sha,qui parle de ses onze régles,dans un livre,que j'ai eu entre les mains,il en donne une bonne définitions;mais sans réél valeur,si on n'est pas rattaché,voila Sidi StruggleWithin,les quelques élèments que j'avais à t'apporté,en te remerciant de l'intéret que tu portes à la Voie,que Dieu te garde,merci



    Paix,


    La Station du Prophete (s) dans la Présence Divine

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    Sh Nazim Al-Haqqani


    A’oudhou bil Lahi minash Shaytanir rajim
    Bismillahir Rahman ir Rahim

    Nous avons tellement besoin d’apprendre. Mais la chose la plus importante que vous devez apprendre, c’est d’essayer de connaître l’origine du pouvoir de nos âmes. Pour découvrir où est la station du Pouvoir. Même si vous vous comportez comme des animaux, ce n’est pas pour cela que vous allez être traiter en tant qu’animaux le jour de la résurrection. Les animaux mangent, sans avoir de responsabilité. Mais vous, si vous ne faites pas attention à ce que vous mangez et ce que vous buvez, vous serez questionnez le jour de la résurrection pourquoi ne demandez vous pas la Station du Pouvoir qui vous permet de vous rapprocher de Ma Présence Divine.
    Et tout le monde doit essayer de trouver sa voie pour se rapprocher de Présence Divine.
    La Présence Divine- Ne pensez pas qu’il n’y a qu’un seul niveau.
    La Présence Divine, La Présence Divine où sont les Prophètes, seul les Prophètes peuvent l’atteindre. Et les awliyas également ont accès à un niveau dans la Présence Divine que personne d’autre qu’eux ne peut atteindre. Car les Lumières Divines à ce niveau les brûlent. Ils ne peuvent le supporter. Et le niveau des awliya, des saints, selon leurs stations, va être différent.
    Tout le monde n’a pas le même niveau dans la Présence Divine.
    Le niveau dans la Présence Divine n’est pas le même pour tous, non !
    Sultanul ‘Arafin Abayazid, demandait d’atteindre les océans de ma’rifat du Prophète (saws). Il demandait de se rapprocher, d’approcher la Station du Prophète (saws) et a essayé de l’atteindre.

    Mais, haatif Rabbani —Une Voix Céleste—une nouvelle céleste se manifesta:

    “O Abayazid, Fais attention ! Entre toi et Le Sceau des Prophètes (saws), il y a 10 000 océans de Lumière.” 10 000 océans de nur (Lumière).

    Pourtant il dit "Même si ce n’est que le premier, j’essayerais de l’atteindre." Et il demanda d’avancer. Un autre message se manifesta des cieux —"O Abayazid, Fais attention ! Si tu avances d’un pas vers ce premier océan de nur, tu sera brûlé, tu n’aura plus d’existence et tu n’auras plus aucune chance de retrouver ton existence, plus aucune chance. Tu n’existeras plus. Plus aucune chance pour toi, cette Lumière te brûlera et tu ne pourras plus jamais revenir en arrière, dans la station où tu te trouves. Tu n’existeras plus. Fais attention !"

    Où est la Présence Prophétique? Où est il présent ! Divinement présent. Qu’est ce que vous croyez ? Par conséquent , ne pensez pas que vous essayer d’atteindre notre station dans la Présence Divine, lorsque vous dites : Nous essayons d’atteindre des stations Divines.

    Vous ne savez pas où vous êtes et où est votre station dans la Présence Divine.

    Allahou Akbar! Allahou Akbar!

    Par conséquent, lorsqu’un serviteur essaye d’avancer dans la voie, ce que nous appelons “suluk,” la voie vers la Présence Divine, c’est seulement pour lui. Vous ne pouvez pas trouver deux personnes au même niveau. Chacun est différent, un différent niveau dans la Présence Divine ou une différente station dans la Présence Divine. Et dans toutes nos adorations et nos prières, nous devons essayer d’atteindre notre station dans la Présence Divine, seulement pour nous-mêmes, pour nous rapprocher de plus en plus, de notre station à notre station dans la Présence Divine. Ce que nous faisons n’est rien pour Allah(swt). Se rapprocher de plus en plus, c’est seulement pour nous même que nous le faisons.

    Cela signifie que même si nous vivons des milliards d’années, nous ne pourrons rien atteindre par nous même. Ce n’est pas suffisant de vivre des milliards d’années en adoration pour atteindre notre station dans la Présence Divine. Mais nous devons nous préparer pour atteindre cette station. Et si Allah Tout Puissant est satisfait de vos actions et de votre adoration, Il vous donnera comme Il l’a dit : « Si Mon serviteur se rapproche de moi d’un pas, JE me rapproche de lui de 10 pas». Lorsque que vous cheminez vers votre station dans Sa Présence Divine, Il vous fais atteindre 10, 10 Pouvoir, vous donnant 10 à chaque fois que vous avancer d’un pas. Et ces 10 deviennent 100, ces 100 deviennent 1000, ces 10000 deviennent 10 000, ces 10 000 en 100 000. C’est pour cela que ce que vous faites n’est rien et n’a aucune valeur, aucun pouvoir.

    Mais Allah(swt) regarde votre intention et selon votre intention, IL ouvre la Voie pour vous. C’est pour cela qu’en Islam l’intention est le facteur le plus important dans chaque adoration, parce que cela vous permet de vous rapprocher de la Présence Divine, d’atteindre votre station dans la Présence Divine au niveau qui vous est réservé et vous appartient. Puisse Allah nous pardonner.

    Amin





  3. #33
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    Paix,

    Le chemin juste, le contentement du coeur et l'intention

    Cheikh Nazim Al Haqqani

    A'oudhou bil-Lah min ach-Chaïtani-r-Rajim, bismillahi-r-Rahmani-r-Rahiim.

    Qu'Allah nous accorde Ses Bénédictions ici et ci-après, (amin).

    Qu’Allah pardonne nos péchés et change nos mauvaises caractéristiques en bonnes caractéristiques et emporte nos péchés et au lieu de nos péchés les change en bonnes actions. Nous espérons, comme nous avons été réunis ici en cette vie, nous espérons que nous nous réunirons le Jour de Résurrection sous le Drapeau Saint de Rassouloullah , liwa'il hamd.

    Tenez votre voie. Si votre cœur est dans la satisfaction, si vous pouvez trouver le contentement par vous-mêmes, cela signifie que vous êtes sur le chemin juste. Si tous les gens vous disent, "Vous êtes sur la fausse voie," mais votre cœur vous dit, "Vous êtes sur la voie juste," tenez ce que votre cœur dit et essayez de continuer sur cette voie. Si votre cœur est dans le contentement, ce contentement emportera les doutes et l'hésitation loin de vous. La foi réelle empêche quelque hésitation ou doute d’entrer dans le cœur.

    Si vous avez atteint le point où vous ne sentez jamais le doute ni l'hésitation par votre cœur qui signifie que vous êtes sur les pas justes vers Allah.

    Aussi vous pouvez vous occuper de votre intention. Parce que l'intention, elle ressemble à la roue de la voiture, donnant la direction aux gens. S’il n’y a pas cette roue sur la voiture, pouvez-vous utiliser cette voiture ? Comment appelez-vous cette roue ? (Roue de gouvernail) (volant) volant ? volant ? Vous comprenez ce que j'ai l'intention de dire ?!

    Si vous l'avez perdu, cette voiture est inutile. C'est dangereux! Vous ne pouvez pas l'utiliser. Vous ne pouvez arriver nulle part. Donc l'intention est le facteur le plus important pour nos actions. Et Allah Tout-puissant regarde ... plus que vos actions, quelle est votre intention quand vous faites quelque chose.
    Une personne peut faire quelque chose pour le plaisir de son ego ou pour le plaisir de son seigneur. Il n'y a pas de troisième facteur. Non! Vous pouvez agir soit pour le plaisir de votre Seigneur - essayant de rendre votre Seigneur satisfait de vous; ou vous essayez de rendre votre égo content de vous. Il n'y a aucun troisième facteur, non. Soit droit, soit gauche.

    Vous êtes toujours dans un croisement. Vous devez choisir l'une de deux voies : l’une vous conduit au Plaisir d'Allah Tout-puissant; et la seconde vous conduit au plaisir de votre ego, aussi bien qu'au plaisir de chaytan. Pour chaque action donc, l'intention est une obligation pour chaque personne qui cherche à faire quelque chose.

    Quand vous allez prier, vous devez dire, "je prie pour le plaisir de mon Seigneur comme Il me l'a ordonné. pour être Son serviteur obéissant." Quand vous faites le woudou (l’ablution) vous devez dire ou vous devez avoir l'intention, "je me lave, je fais l'ablution pour le plaisir de mon Seigneur. J'essaye de suivre Ses commandements Saints en tant que serviteur sincère envers Lui."

    Et pour tout, de cette façon, vous devez faire une intention. Si votre intention est correcte, Allah Tout-puissant peut pardonner. S'il y a quoi que ce soit de mal dans votre acte, Il peut dire, "cela n'importe pas, parce que l'intention de Mon serviteur était de Me satisfaire et il avait l'intention de tenir Mon Ordre."

    Cela vous donne l'honneur, d’avoir l'intention de tenir Son Ordre Divin. Tenir des Ordres Célestes. C'est important. Vous devez avoir l'intention pour tout ce que vous faites, à cause de Ses Commandements Saints. Nous sommes assis ici pour Ses Commandements Saints. Dites vous, "j’ai cette intention parce qu'Il est satisfait que nous venions en jama’a (en association), prier en jama’a (en congrégation), ainsi qu'entendre quelque chose des enseignements célestes qui corrigent mes actions en bons efforts et en actions appropriées ou acceptables en Sa Présence Divine."

    C'est assez. Cela doit être clair pour chacun. Pour nul autre que pour Son Plaisir. Et le plaisir du Prophète - quand vous tenez sa sounnah (sa tradition), vous le rendez heureux, et son plaisir est le plaisir de Son Seigneur.

    Et aussi les ordres ou conseils des Awliya (Saints), quand vous allez garder leurs ordres et conseils, cela rend les Awliyas contents de vous et c'est aussi pour le plaisir de Rassouloullah, et c'est le plaisir d'Allah Tout-puissant.

    Qu’Allah nous pardonne… […]

    Sa Souveraineté est à travers Son Éternité. Essayez d'être Ses serviteurs honorés, pas des déshonorés. Essayez d'être seulement pour Lui, un serviteur honoré. C'est votre récompense la plus haute, votre honneur le plus élevé.

    Bi-hourmatil habib, allahouma zid habibika `izzan wa sharafan wa nuran wa sourouran wa ridwanan wa soultanan bi-hourmatil habib, bi-hourmatil Fatiha.


    Mawlana Cheikh Nazim Al Haqqani Al Qoubroussi an Naqshbandi

    Tashkent, Ouzbékistan ,14 Avril 2001





  4. #34
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    Paix et Salut,

    Merci Sidi, pour ta confirmation à propos d'Omar Ali Shah. C'est un peu ce que j'ai ressenti en commençant ce livre et puis je suis tombé sur un passage où il dit grosso modo que celui qui lit ce livre devient de facto son disciple et je l'ai alors reposé ... Comme dit mon Maître "la barbe noire ne pousse pas sur la barbe blanche" ...

    Je crois que cet homme est une illustration de ce que Sidi Faqirilallah essaie de synthétiser dans son post sur "les anomalies le long de la voie" en même temps que celui de Sidi Abdoullatif sur "la contre-initiation" : un mélange d'enseignement non autorisé (bidouni ijaza) qui conduit à des dérives sectaires.

    Pour la différence entre Jalal et Jamal se sont des méthodes d'enseignement propres au Cheikh soufis. Tu trouveras un assez bon résumé de la différence entre les deux méthodes ici.

    Wa,
    "Je suis l'Amant et l'Aimé ; il n'y a point de deuxième"
    Shushtarî

  5. #35
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    Par défaut Re : Présentation de la Naqshabandiya

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    Paix et Salut,

    Merci Sidi, pour ta confirmation à propos d'Omar Ali Shah. C'est un peu ce que j'ai ressenti en commençant ce livre et puis je suis tombé sur un passage où il dit grosso modo que celui qui lit ce livre devient de facto son disciple et je l'ai alors reposé ... Comme dit mon Maître "la barbe noire ne pousse pas sur la barbe blanche" ...

    Je crois que cet homme est une illustration de ce que Sidi Faqirilallah essaie de synthétiser dans son post sur "les anomalies le long de la voie" en même temps que celui de Sidi Abdoullatif sur "la contre-initiation" : un mélange d'enseignement non autorisé (bidouni ijaza) qui conduit à des dérives sectaires.

    Pour la différence entre Jalal et Jamal se sont des méthodes d'enseignement propres au Cheikh soufis. Tu trouveras un assez bon résumé de la différence entre les deux méthodes ici.

    Wa,




    Paix,merci chér Sidi StruggleWhitin,désoler de ne te répondre que maintenant,j'ai été "retenu",je rejoins ton avis concernant le livre d'Omar Ali Sha,j'ai eu la méme réaction,je l'ai un peu parcouru,puis je m'en suis débarassé,cet homme a été du "pain béni" pour les orientalistes,qui ne cessent de porter atteinte au Tassawuf,en ce qui concerne les termes de Jallal et Jamal, je comprends mieux,merci,dans notre Voie,il y a les deux,la Rigueur et la Beauté,je vais poster un texte qui met l'accent sur la Rigueur,en fin de texte,tu auras les éxplications que tu voulez,sur les onzez régles, (hush dar dam, nazar ba kadam, safar dar watan etc.)et un texte qui met l'accent sur l'Amour et donc sur la Beauté ,merci


    Paix,

    Explication des bases de cette voie (la tarîqah) sayyid Jamal d-din al ghumuqî-

    Textes de Sayyid Jamal-ud-dîn al Ghumuqî

    La tariqa Naqshbandiya consiste en une pratique constante des prières les meilleures, c'est-à-dire le souvenir (zikr) de Dieu. Les premières conditions de cette voie sont les suivantes : Celui qui entreprend de marcher sur cette voie doit avant tout obéir totalement au Livre et suivre le Prophète, renforcer ses convictions selon les opinions des successeurs du Prophète ; se repentir sincèrement de ses péchés ; puis expier pour tous les torts commis ; marcher sans dévier sur la voie de Mohammed ; demander pardon auprès des offensés ; appliquer strictement les prescriptions de la Shari'yat ; s'efforcer de se tenir loin de tout ce qui est contraire à Dieu, éviter toutes les actions dont l'origine est dans la tentation de l’égoïsme ; tenir tout ce qu'il fait pour obligatoire et ne rien abandonner sans raison valable ; considérer la permission de renoncer à une obligation comme une interdiction et ne pas le faire sans une nécessité réelle ; se préoccuper dans toute action de l'essentiel ; pratiquer des mœurs louables ; s'abstenir d'une nourriture abondante, d'un sommeil et d'une conversation excessifs ; ne rien manger qui ne soit licite ; avoir un besoin constant de Dieu, recourir à Lui en s'oubliant totalement soi-même en toute action ; rejeter hors de soi la passion envers cette maison trompeuse (le monde) et être satisfait de son sort.
    Celui qui s'assimilera ces qualités, celui-là ira jusqu'à l'endroit de la présence; du Seigneur Dieu.

    Comment le Sheikh reçoit le serment (ahd) de son disciple
    (murîd) et comment, au moment où ce dernier est admis
    dans la tarîqah, il lui donne l'initiation (talqin)

    Selon la Shari'ah, le mot ahd veut dire prendre l'engagement d'accomplir un acte pieux et religieux, comme par exemple le serment fait par les habitants de Médine de protéger le Prophète Mohammed comme ils protégeaient leurs femmes et leurs enfants.

    Talqin veut dire lier les cœurs l'un à l'autre jusqu'à ce qu'ils arrivent à l'Envoyé de Dieu lui-même et de lui au Seigneur Dieu, Allâh. Ce dernier acte est le but suprême de la tarîqah Naqshbandiyya.
    Dans la mesure du possible, les Sheikhs naqshbandis réunissent leurs disciples et reçoivent d'eux leurs serments [ahd]. D'abord, le disciple doit se présenter devant le Sheikh dans un état de pureté absolue. Le Sheikh pose sa main sur les mains du disciple et lui dit : « Je fais le ahd au nom de Dieu entre toi et moi, sur le Coran et dans la voie du Prophète — ne commets plus de grands péchés et ne persiste plus dans les petits péchés. Quand tu tombes dans un pareil malheur, hâte-toi de faire pénitence et de laver tes péchés. Accomplis constamment les prières obligatoires et observe régulièrement les prières non obligatoires mais bonnes. Agis constamment avec une intention ferme et écarte-toi des manquements aux règles existantes de la foi, qu'ils soient autorisés ou non. Nous sommes tous frères en Dieu. Celui qui sera sauvé le jour du Jugement dernier prendra son frère par la main. Nous sommes les successeurs de l'imam de la tarîqah, refuge des nations, le seigneur et l'ornement de la foi, Mohammed Bahâ-ud-dîn al Ouwaysi al-Boukhari Shâh Naqshband, et nous marchons dans sa voie. Souviens-toi de Dieu à chaque instant ; ce souvenir [zikr] fait briller les cœurs, il est la source de tout bien recherché. »

    Puis le Sheikh exige du disciple le repentir de ses péchés et des actes contraires à la foi qu'il a pu commettre dans sa vie passée et tous les deux disent par trois fois : « Je demande pardon à Dieu le Grand, l'Unique, il n'y a d'autre dieu que Lui, le Vivant, l'Éternel et je retourne vers lui. » Puis le Sheikh bénit le disciple en lisant le passage suivant du Coran :

    « Oui, ceux qui te prêtent serment [en s'adressant à Mohammed] ne font que prêter serment à Dieu. La main de Dieu est au-dessus de leurs mains. Quiconque viole le serment, donc, ne viole qu'à son propre détriment et quiconque remplit ce en quoi il s'est engagé à Dieu, alors Dieu lui apportera bientôt une énorme rétribution » (Sourate 48, verset 10).

    Après cela, tous les deux posent leurs mains sur leurs genoux, ferment les yeux et le Sheikh prononce en son cœur trois fois le nom de Dieu dans l'intention de le transmettre au cœur du disciple. Le disciple lui aussi prononce dans son cœur à trois reprises le nom de Dieu. Puis ils lèvent leurs mains et le Sheikh prononce une prière et le disciple répond : « Amen. » Après la prière, tous les deux essuient leur visage avec leurs mains, le disciple baise le genou de son Sheikh, se lève et, en ayant reçu la permission, s'en va accomplir ce que le Sheikh lui ordonne. Il doit à jamais préserver ses relations avec le Sheikh et accomplir le serment immanquablement jusqu'à sa mort.

    Règles obligatoires de déférence du disciple envers son Sheikh

    Sache que celui qui entre en relation avec les Sheikhs doit observer envers eux des règles obligatoires de déférence et de vénération, car les Sheikhs sont des interlocuteurs de Dieu, les relations avec eux sont les mêmes que celles avec Dieu et l'observation des règles de bienséance envers Dieu est le devoir premier de tout homme en tout temps. Le Prophète de Dieu a dit : « Celui qui désire s'asseoir en compagnie de Dieu, qu'il s'assoie avec les hommes de Dieu. »

    C'est pour cela qu'il faut se plier aux règles de déférence, et ceux qui ne les suivent pas s'éloignent de la voie juste. Junayd de Bagdad, puisse Dieu purifier son mystère, a dit :« Celui qui va s'asseoir avec cette compagnie — les gens des Tourouqs, sans leur témoigner de la politesse — celui-là verra sa foi le quitter et il périra par la colère de Dieu. » Dans le livre du Prophète, il est dit : « A celui qui ne vénère pas son maître, Dieu enverra trois malheurs mortels : en premier, le jour de sa mort sa langue ne pourra témoigner de l'unicité de Dieu, deuxièmement, il s'appauvrira durant sa vie, et enfin, il oubliera tout ce qu'il savait. »

    Les règles de déférence consistent en ce qui suit :

    Le disciple (murîd) doit accomplir ses ablutions avant de paraître devant son maître, car la propreté corporelle est la condition de la compréhension ; il doit se repentir de ses péchés, purifier son cœur de toute sorte de pensées et d'images des choses. Il ne doit jamais pénétrer chez son Sheikh sans en avoir demandé la permission, et quand il entre chez lui, il doit le faire avec humilité, la tête basse, le saluer en son cœur et non pas en paroles et après avoir baisé sa main droite, reculer jusqu'à la porte et y rester jusqu'au moment où le Sheikh l'autorise à s'asseoir à une place indiquée. Il ne doit pas marcher sur le tapis du Sheikh au moment où il lui baise la main, mais s'en approcher à genoux. En présence du Sheikh, il ne doit garder en son cœur aucune pensée de ce monde, car les pensées se reflètent dans le cœur du Sheikh et pourraient lui nuire. Il ne doit pas songer à quitter son Sheikh, ne jamais élever la voix, mais parler à voix basse de façon que seul le Sheikh puisse l'entendre ; ne jamais fixer longtemps le visage du Sheikh, car ceci serait contraire à la bienséance, amoindrirait la grandeur du Sheikh dans son cœur et pourrait arrêter son inspiration. Le disciple doit être tel un voleur devant un souverain redoutable. Il ne doit pas changer d'attitude envers le Sheikh, même si celui-ci lui dit une parole brutale et l'humilie devant ses camarades. Il ne doit pas reprocher au Sheikh un acte contraire à la Shari’a et s'il ne le comprend pas, qu'il se dise : « II sait mieux que moi » et qu'il se rappelle l'histoire de Khidr et Moussa. Il ne doit jamais s'opposer à un ordre du Sheikh, quand bien même celui-ci ordonnerait de se jeter au feu, car le malheur vient de la désobéissance au Sheikh. Il ne doit jamais le contredire même s'il a raison, car ce serait une rupture du serment. II ne doit demander ni « pourquoi ? », ni « pour quoi faire ? », car ce serait un reproche. Il doit être convaincu que le Sheikh fait partie des saints de Dieu et qu'il le protège de ses adversaires. Il doit croire que son Sheikh est le plus élevé des Sheikhs, que sa voie est la meilleure de toutes, parce que si le disciple n'en est pas persuadé, il pourra alors préférer un autre Sheikh et une autre voie, mais il prendra au préalable l'autorisation de son premier Sheikh. Il ne doit pas trop tourner autour de son Sheikh, ne pas s'immiscer dans sa compagnie si cela n'est pas exigé par le règlement de la tarîqah. Il ne doit pas rester trop longtemps dans la maison de son Sheikh, car cela pourrait amoindrir à ses yeux l'amour et la grandeur du Sheikh et alors l'inspiration viendrait à tarir. Il ne doit cacher ni ses visions ni ses actes, car ceci dresserait un obstacle sur le chemin qui mène au but. S'il lui est révélé un des secrets de son Sheikh, il ne doit le livrer à quiconque, même sous la torture. Quand il veut quitter la présence de son Sheikh, il doit d'abord solliciter la permission et, l'ayant obtenue, baiser sa main et son genou, puis reculer sans lui tourner le dos, jusqu'au moment où quelque chose le cache aux yeux de son Sheikh.
    Celui qui observe strictement ces règles de bienséance profitera pleine*ment de la communion (avec son Sheikh) qui le mènera à Dieu. Dans le cas contraire, toutes ses initiatives et même son entrée dans la communion des Sheikhs ne lui apporteraient que des errements et la colère de Dieu.




    Explication des bases de cette voie (la tarîqah) que le murîd doit observer

    Celui qui pénètre dans cette voie doit protéger son cœur de l'oubli, afin que son cœur soit constamment avec Dieu à chacune de ses respirations. Protéger la vigilance dans la respiration amène le cœur à sentir Dieu dans la vie, car chaque inspiration et chaque expiration avec le souvenir de Dieu donnent la vie qui mène [le murîd] en présence de Dieu, tandis que chaque inspiration et chaque expiration faites dans l'oubli forment une respiration de la mort qui interrompt la communion avec Dieu. Mais protéger constamment la respiration de l'oubli est chose difficile pour les néophytes qui adhèrent à la tarîqah. C'est pour cela qu'en cas du moindre oubli, ils doivent demander pardon à Dieu en disant : « Pardon, ô Seigneur » Astaghfiroullâh, car ces paroles purifient la respiration et les dirigent vers le bien.

    Quand le murîd marche, il doit regarder ses pieds devant lui et ne pas se détourner pour que les images des divers objets ne se fixent dans sa mémoire et ne forment un voile sur son cœur. La plupart du temps, les images des objets fixés dans son cœur deviennent un voile, car les cœurs purs sont comme des miroirs qui reflètent toutes les qualités bonnes ou mauvaises, et les pensées venant d'un cœur grossier se traduisent d'un seul regard sur son visage. Le murîd doit s'élancer de la créature vers le Créateur, comme l'a dit Ibrahim, « je marche vers mon Dieu et non d'une ville vers une autre ».

    Un tel voyage est appelé le voyage intérieur. Le sage sheikh de Termidh ne permettait pas à ses murîds de voyager et leur disait : « La clé de toute bonté, la clé de toute bénédiction est la patience devant le désir. Quand se manifeste en toi le début de la bénédiction, tu iras vers Dieu, que ce soit en marchant dans la nature ou en restant immobile. » Le sheikh Abu Bakr ad-Daqâq a dit : « Les malheurs du murîd proviennent de trois actions : Le mariage, l'étude des livres juridiques inutiles et le voyage avant le perfectionnement de soi-même. »
    Le cœur de celui qui pénètre dans la voie doit être constamment en présence de Dieu et, se trouvant parmi les hommes, s'éloigner du monde. Cela s'appelle murâqaba.

    Sache que la solitude (khalwah) peut être de deux sortes, la solitude naturelle ou extérieure et la solitude intérieure, c'est-à-dire la contemplation des mystères de la Vérité. La première, la solitude extérieure, s'exerce par rapport aux hommes, afin que le monde ne distraie pas le murîd de la contemplation intérieure par laquelle il devient une créature détachée de tout[autre que Dieu]. La solitude intérieure est la solitude véritable et elle appartient exclusivement à la tarîqah Naqshbandiyya, parce que ses adeptes ne s'égarent pas dans la nature mais s'isolent intérieurement, comme le disait notre maître Bahâ-ud-dîn Naqshband : « Notre tarîqah est une assemblée et une bonne union. » Tariqatouna as-Sohba wal khayri fil jam’iyâh
    Pour atteindre le stade de la murâqaba, le murîd doit prononcer avec la langue la formule de négation-affirmation : « II n'y a d'autre dieu que Dieu », un certain nombre de fois par jour :5000 ou 10 000 ou même plus ; car son cœur, comme les autres parties de son corps, est soumis à la rouille. Quand la langue prononce cette formule de négation-affirmation, le cœur se purifie de la rouille et atteint l'état de vigilance et, au-delà, celui de la contemplation de Dieu.
    En prononçant la formule de négation-affirmation, le murîd doit diriger ses pensées vers la noble sentence ci-après : « ô Dieu, Tu es l'objet de mes aspirations et Ta satisfaction est ce que je désire » Ilahî anta maqsudî wa ridhaka matloubî, parce que ces mots renforcent la signification de la formule négative-affirmative et accordent au cœur de celui qui accomplit le Dhîkr, le mystère de l'unicité de Dieu, à tel point que dans son regard disparaît l'existence du monde et ne subsiste que l'existence de Dieu Unique.

    Pendant le Dhîkr, le murîd doit garder dans son cœur la compréhension exacte de la signification de la formule négative-affirmative Lâ ilâha illa-Allâh, car si le cœur n'est pas rempli entièrement par elle, des pensées extérieures pourraient y pénétrer, et alors le cœur n'atteindrait pas le but du Dhîkr, à savoir sa communion avec l'objet du Dhîkr. La protection du cœur de toute pensée extérieure, ne serait-ce que durant une heure, est une grande action pour les adeptes de la tarîqah. Durant le Dhîkr, la rétention de la respiration doit préserver la présence de Dieu dans le cœur de l'adepte. Certains pensent que le murîd doit maintenir la présence de Dieu dans son cœur en tous temps, mais ceci relève du stade de la murâqaba.
    Le murîd doit s'arrêter de temps en temps et chercher à connaître quel moment est passé en présence de Dieu et quel autre dans l'oubli. Quand vient l'oubli, il doit l'écarter en disant : « Pardonne moi, ô Dieu » et il doit reporter ses pensées vers Dieu et se fixer en Lui. La vie d'un homme qui n'observe pas ses obligations en ce qui concerne le Dhîkr Allâh et l'accomplissement des prières devient insignifiante et s'abîme dans les péchés et l'oubli. La connaissance des moments du temps et leur préservation de tout ce qui est contraire à Allâh, et la constance dans l'accomplissement des prières sont parmi les plus hautes qualités d'un murîd.

    Pendant le Dhîkr, le mûrid doit retenir son souffle et prononcer la formule négative-affirmative un nombre impair de fois : trois, cinq, sept, etc., jusqu’a vingt et un, pendant chaque respiration. Quand le murîd atteindra le stade où il pourra prononcer un nombre impair donné de la formule en un seul souffle, il doit considérer le résultat. S'il obtient quelque résultat, alors tant mieux, mais s'il n'obtient aucun résultat, alors c'est à cause de quelque manquement aux règles. Le murîd doit recommencer, en s'efforçant d'observer rigoureusement toutes les règles prescrites.


    De l'utilité de l'amour et de sa nécessité pour le murîd

    La principale condition de cette haute tarîqah est l'amour. Car c'est l'amour qui inspire et nourrit la signification même de cette tarîqah, à savoir la soumission[à Dieu] accompagnée du sacrifice[sincère] et de l'humiliation de soi-même(de l’égo).

    Abu Bakr reçut du Prophète la primauté dans cette tarîqah par la force du poids de l'amour. Puis la transmission passa de lui aux autres sheikhs par la force de l'amour, et c'est pour cette raison que cette voie s'appelle tarîqat-al-jadhba, c'est-à-dire celle qui transmet et attire par les flux[d’amour]. Parce que la pression du flux est à l'origine de l’attachement à quelqu'un de particulier. Sans amour, il n'y a pas de pression du sentiment et sans cela on ne pourra le fixer(l’amour) sur quelqu'un de particulier.

    L'amour, par son essence, éloigne le murîd de lui-même et lui permet de s'annihiler dans son sheikh ; autrement dit, l'amour fait fondre le murîd dans son sheikh à tel point qu'aucun désir ou pensée ne peut apparaître chez le murîd sans[qu’il soit conforme] à la volonté du sheikh. Alors l'amour aspire tout ce qui existait dans le sheikh (l’amour du Prophète ainsi que la connaissance et la contemplation d’Allâh) et le transmet au murîd et ce dernier devient une copie de son sheikh. L'amour, pareil à un aimant, attire toutes les qualités de l'aimé vers l'amant et chacun d'entre eux devient pareil à l'autre.

    Mais un pareil amour n’appartient pas à la catégorie des acquisitions ; il est un don spécial de Dieu par lequel Il récompense Ses serviteurs. On ne peut pas obliger quelqu'un à l'acquérir, car la contrainte ne provoquerait que dégoût et hostilité.

    Le sheikh Sarî as-Saqatî a dit : « L'amour n'apparaît pas entre deux êtres avant que l'un ne dise à l'autre : je suis[totalement à] toi. » Le murîd se doit d'aimer son sheikh, qui devient l'intermédiaire(la porte d’entrée) entre lui et Dieu afin qu'il puisse Le contempler. Le sheikh est le miroir dans lequel se reflètent la vérité et la Présence de Dieu. Quand le murîd aime son sheikh, alors se manifestent en lui les qualités [du sheikh], lui-même commence à contempler le Seigneur, Dieu sans passer par l'intermédiaire du sheikh et il devient parfait comme le sheikh dans toutes ses qualités. En bref, le murîd se rapproche du sheikh conformément au degré de l'amour et cet amour(s’il est véritable) est suffisant pour s'approcher de Dieu. C'est pour cela que l'amour de ce groupe [des adeptes de la tarîqa] est réelle et il mène à la Vérité [Al-Haqq].

    Textes de Sayyid Jamal-ud-dîn al Ghumuqî







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    Paix,

    Tayfour Abou Yazid Al-Bistami
    6éme Maitre de la Voie Naqsabandiya




    Sh. Hisham Kabbani


    Tayfour Abou Yazid Al-Bistami
    Qu'Allah soit satisfait de Lui
    "J'ai planté l'amour dans mon coeur
    Et cet amour ne sera pas distrait jusqu'au jour du jugement dernier.
    Vous avez blessé mon coeur quand Vous vous êtes approché de moi.
    Mon désir grandit, mon amour éclate.
    Il m'a versé une petite gorgée pour boire.
    Il a accéléré mon coeur avec la tasse d'amour
    Qu'il s'est rempli à l'océan d'amitié. "
    Attribué à Bayazid.
    Sa VieLe grand-père de Bayazid était un Zoroastrien de la Perse. Bayazid a fait des études approfondies de Charia, Loi Islamique. Et a pratiqué un régime strict d'abnégation. Toute sa vie, il était assidu dans la pratique de ses obligations religieuses et dans l'observation de l'adoration volontaire.
    Il éduqua ses étudiants à confier leurs affaires aux mains d'Allah et les encouragea à accepter sincèrement la doctrine pure de l'Unicité de Dieu. Cette doctrine consiste en cinq points de première nécessité :


    1. Tenir les obligations selon le Coran et la Sounnah
    2. Toujours dire la vérité
    3. Tenir le coeur exempt de haine
    4. Éviter l'alimentation interdite
    5. Éviter toute innovation.
    Ses ÉnonciationsUne de ses énonciations est, "Je suis venu pour connaître Allah par Allah et je suis venu pour savoir ce qui est autre qu'Allah avec la lumière d'Allah." Il a dit, "Allah a accordé ses faveurs à ses serviteurs dans le but qu'ils s'approvisionnement auprès de Lui. Au lieu de cela, ils sont fascinés par ses faveurs et s'éloignent de Lui." Et Il a dit, Gloire à Allah, "Ô Allah, Vous avez créé cette création sans qu'elle ne connaisse et Vous avez placé en elle une confiance sans sa volonté. Si Vous ne l'aidez pas, qui l'aidera ?"
    Bayazid a dit que le but suprême du Sufi est d'éprouver la vision d'Allah dans l'Au delà. À cet effet, il a dit, "Il y a les serviteurs spéciaux d'Allah qui, si Allah se voile de leur vue au Paradis, ils l'imploreraient pour qu'Il les reprenne du Paradis de même que les habitants de l'Enfer l'implorent pour qu'Il les libère de l'Enfer."

    Il a dit de l'amour d'Allah pour Son serviteur, "Si Allah aime Son serviteur, Il lui accordera trois attributs qui sont les preuves de Son Amour : Générosité comme la générosité de l'océan, Faveur comme la faveur du Soleil à octroyer de la lumière et Modestie comme la modestie de la Terre. Le vrai serviteur ne considère jamais un malheur trop grand et ne diminue jamais son adoration à cause de sa foi pure."

    Un homme a demandé à Bayazid, "Montrez-moi un acte par lequel je m'approcherai de mon Seigneur." Il répondit, "Aimez les amis d'Allah afin qu'ils vous aiment. Aimez ses saints avant qu'ils ne vous aiment. Parce qu'Allah regarde les coeurs de Ses saints et en verrant votre nom gravé dans leurs coeurs, Il vous pardonnera." Pour cette raison, les disciples Naqshbandi ont été élevés par leur amour pour leur Cheikh (guide). Cet amour les soulève à une station de plaisir et de présence continus dans le coeur de leur bien-aimé.
    Beaucoup de savants Musulmans dans son temps et beaucoup après son temps, ont dit que Bayazid Al-Bistami était le premier à atteindre la réalité d'Annihilation (fana '). Même ce plus strict des savants, Ibn Taymiyya, né au 7ème siècle A.H., a admiré Bayazid au point de le considérer comme un de ses maîtres. Ibn Taymiyya a dit de lui, "Il y a deux catégories de fana ' : Celui des Prophètes et des saints et celui des chercheurs parmi les saints et des gens pieux (saliheen). Bayazid Al-Bistami fait parti de la première catégorie d'entre ceux qui éprouvent le fana ', Ce qui signifie la renonciation complète à tout autre que Dieu. Il n'accepte aucun sauf Dieu. Il n'adore aucun sauf Lui et il ne demande d'aucun sauf de Lui." Il continue, citant l'énonciation de Bayazid, "Je veux ne pas vouloir sauf ce qu'Il veut."

    Il a été rapporté que Bayazid a dit, "J'ai divorcé avec le monde inférieur trois fois afin que je ne puisse pas y retourner et je me suis consacré à mon Seigneur seul, et je lui ai rendu visite seul en l'implorant, Ô Allah, personne ne reste pour moi sauf Vous. Cette visite était pour savoir la sincérité de ma supplication dans mon coeur et la réalité de l'impuissance de mon ego. Immédiatement l'acceptation de cette supplication a été perçue par mon coeur. Cela a ouvert à moi une vision que je n'étais déjà plus existant et ai disparu complètement de moi dans Son moi. Et Il m'a montré tout ce que j'avais divorcé auparavant devant moi et m'avais habillé de Sa lumière et Ses attributs."

    Bayazid a dit, "l'Éloge à Moi, pour Ma Gloire la plus grande!" Et il continua en disant, "j'ai exploré l'océan quand les premiers prophètes étaient toujours sur le rivage." Et il a dit, "Ô Mon Seigneur, Votre obéissance à moi est plus grand que mon obéissance à Vous." Cela signifie, O Dieu, Vous accordez ma demande et je dois encore vous obéir.

    Il a dit, "j'ai fait quatre erreurs dans mes pas préliminaires de cette façon : j'ai pensé que je me le rappelle et je le connais et je l'aime et je le cherche, mais quand je l'ai atteint j'ai vu que Sa mémorisation de moi a précédé mon souvenir de Lui et Sa connaissance de moi a précédé ma connaissance de Lui et Son amour envers moi était plus antique que mon amour envers Lui et Il m'a cherché afin que je commence à le chercher."

    Adh-Dhahabi lui a cité dans beaucoup de grandes questions, parmi lesquelles étaient "Éloge à Moi, pour Ma Gloire la plus grande!" Et "Il n'y a rien dans ce manteau que je porte sauf Allah." Adh-Dhahabi, l'enseignant d'Ibn Taymiyya, a expliqué, "Il ne s'est pas vu comme existant, mais a seulement vu l'existence d'Allah, en raison de sa dévotion."

    Adh-Dhahabi rapporte plus loin, "Il a dit, Ô Allah, Comment est votre Feu ? Il n'est rien. Faites-moi être la seule personne à y entrer et le remplir au point que personne d'autre n'y rentrerait. Et comment est votre Paradis ? C'est un jouet pour des enfants. Et qui sont ces incroyants que Vous voulez torturer ? Ils sont vos serviteurs. Pardonnez-les."

    Ibn Hajar a dit, en référence aux énonciations célèbres de Bayazid, "Allah connaît le secret et le coeur. Quand Bayazid a parlé de la Connaissance de Faits, les gens de son temps n'ont pas compris. Ils l'ont condamné et banni sept fois de sa ville. Chaque fois qu'il a été banni, des malheurs épouvantables frappaient la ville avant que les gens ne le rappellent, lui demandent allégeance et l'acceptent comme un réel saint."
    Attar et Arusi rapportent que Bayazid a dit, quand il a été banni de sa ville, "Ô la ville Bénie, dont les déchets sont Bayazid!"

    Un jour Bayazid dit, "Allah le Plus Juste m'a appelé en Sa Présence et m'a dit, Ô Bayazid comment êtes-vous arrivés en Ma Présence ? J'ai répondu, Par Zouhd, en renonçant au monde. Il a dit, la valeur du monde inférieur ressemble à l'aile d'un moustique. Par quelle sorte de renonciation êtes-vous venu ? Alors j'ai répondit, ÔAllah, je vous suis venu par Tawakkoul, par ma dépendance à Vous. Alors Il a dit, ai-je trahi jamais la confiance que je vous ai promise ? Non, Lui répondis-je, Ö Allah, je suis venu par Vous. À ce moment, Allah dit, Maintenant, Nous vous acceptons."

    Il a dit, "j'ai été avec les pieux et je n'ai pas accompli de progrès avec eux.. J'ai été avec les guerriers dans la cause religieuse et je n'ai pas accompli un seul pas de progrès avec eux. J'ai été avec ceux qui prient excessivement et ceux qui jeûnent excessivement et je n'ai pas fait de pas de progrès. Alors j'ai dit, Ô Allah, qu'elle est la voie pour venir à Vous ? Et Allah répondit, Quittes toi-même et viens."

    Ibrahim Khawwas a dit, "La voie qu'Allah lui a montrée, avec le mot le plus délicat et l'explication la plus simple, était de se débarrasser de tout intérêt personnel relatif aux mondes, la Dounya (ici-bas) et l'Au delà, abandonner tout autre que Lui.' C'est le meilleur et plus facile moyen de venir à Allah Tout-puissant et Glorifié, l'état le plus parfait et le plus élevé d'affirmer l'Unicité de Dieu, ne rien accepter autre qu'Allah, Le plus haut."

    Un des disciples de Dhul Nun al-Misri suivait Bayazid. Bayazid lui demanda, "qui voulez-vous ?" Il répondit, "je veux Bayazid." Il dit, "Ô mon fils, Bayazid veut Bayazid pendant quarante ans et ne le trouve toujours pas." Ce mourid retourna chez Dhul Nun al-Misri et lui relata l' incident. En l'entendant, Dhul Nun al-Misri défaillit. Il expliqua plus tard en disant, "Mon maître Bayazid s'est perdu dans l'amour d'Allah. C'est pour cela qu'il essaie de se trouver de nouveau."

    Ils lui demandèrent, "Apprenez-nous comment avez vous atteint la vraie Réalité." Il dit, "En m'entraînant, par la solitude." Ils dirent, "Comment ?" Il dit, "j'ai appelé mon moi pour accepter Allah Tout-puissant et Glorifié et il a résisté. J'ai fait un serment que je ne boirais pas d'eau et je ne goûterais pas de sommeil avant de soumettre mon moi sous mon contrôle."

    Il dit aussi, "Ô Allah! Il n'est pas étrange que je vous aime parce que je suis un serviteur faible, mais il est étrange que Vous m'aimez alors que Vous êtes le Roi des Rois."
    Il dit, "Pendant trente ans, avant de me rappeler d'Allah et faire le dhikr, j'ai eu l'habitude de laver ma langue et ma bouche pour Sa glorification."

    Il dit, "Tant que le serviteur pense qu'il y a parmi les Serviteurs, quelqu'un plus bas que lui, ce serviteur a toujours la fierté."

    Ils lui demandèrent, "Décrivez votre jour et décrivez votre nuit." Il dit, "je n'ai pas de jour et je n'ai pas de nuit, parce que le jour et la nuit sont pour ceux qui ont des capacités de création. Je me suis débarrassé de mon moi, de la même façon que le serpent perd sa peau."

    À propos du Soufisme, Bayazid dit : "C'est renoncer au repos et accepter la souffrance."

    De l'obligation de suivre un guide, il dit : "Quiconque n'a pas de Guide, son guide est Satan."

    À propos de suivre la voie d'Allah, il dit, "la Faim est un nuage de pluie. Si un serviteur devient affamé, Allah arrosera son coeur de Sagesse."

    À propos de son intercession, il dit, "si Allah me donne la permission d'intercéder pour tous les gens de mon temps, je ne serai pas fier, parce que j'intercède seulement pour un morceau d'argile," et "si Allah me donne la permission d'intercession, d'abord j'intercéderais pour ceux qui m'ont nui et ceux qui m'ont nié."

    À un jeune homme qui a voulu un morceau de son vieux manteau pour baraka (bénédiction), Bayazid dit : "Même en prenant la peau de tout Bayazid et la porter comme la vôtre, cela ne vous servirait à rien à moins que vous n'ayez suivi son exemple."

    Ils lui dirent, "la clef pour le Paradis est LA ILAHA ILLALLAH (Témoignage qu'il n'y a de Dieu excepté Allah)." Il dit, "C'est vrai, mais une clef est pour ouvrir une serrure; et la clef d'un tel témoignage peut seulement fonctionner dans les conditions suivantes :
    1) Une langue qui ne ment pas, ni ne médit
    2) Un coeur sans trahison
    3) Un estomac sans alimentation interdite ou douteuse
    4) Actes sans désir ou innovation. "

    Il dit, "l'ego ou le moi regarde toujours le monde d'ici bas, le rouh (l'esprit) regarde toujours la vie dans l'au delà et le ma rifat (la connaissance spirituelle) regarde toujours Allah Tout-puissant et Glorifié. Celui qui est défait par son égo, est de ceux qui sont détruits, celui dont l'esprit est victorieux sur son égo, fait parti des Pieux et celui dont la connaissance spirituelle dépasse son moi, fait partie de la Conscience Divine. "
    Ad-Dailami dit, "Un jour, je demanda à Abdour Rahman bin Yahya à propos de l'état de confiance en Allah (tawakkul). Il répondit," si vous mettez votre main dans la bouche d'un lion, n'ayez pas peur d'autre excepté Allah. "Je partis avec l'intention de visiter Bayazid et lui demanda à propos de cette question. Alors que je frappais à la porte, j'entendis de l'intérieur ," Ce que Abdour Rahman bin Yahya vous a dit, n'est pas assez ? Vous êtes venu seulement pour demander et pas avec l'intention de me visiter. "Je compris et revenais de nouveau un an plus tard, frappant à sa porte. Cette fois il répondit," Bienvenu mon fils, cette fois vous m'êtes venu comme un visiteur et pas comme une personne qui pose des questions. "
    Ils lui demandèrent "Quand un homme devient-il un homme ?" Il dit, "Quand il connaît les erreurs de son moi et préoccupe son moi à les corriger."
    Il dit, "j'étais douze ans le forgeron de mon moi, cinq ans le polisseur du miroir de mon coeur et pendant un an je regardais dans ce miroir et j'ai vu sur mon ventre la ceinture d'incroyance. J'ai essayé durement de la couper et j'ai passé douze ans dans cet exercice. Alors j'ai regardé dans ce miroir et j'ai vu à l'intérieur de mon corps cette ceinture. J'ai passé cinq ans pour la couper. Alors j'ai passé un an en regardant ce que j'avais fait. Et Allah a ouvert pour moi la vision de toutes les créations. Et je les ai toutes vu mortes. Et j'ai prié quatre prières d'obsèques (takbiras de janaza) sur elles."
    Il dit un jour : "si le Trône, ce qui est autour et ce qui est à l'intérieur, était placé au coin du coeur d'un Connaisseur, ils seraient perdus complètement à son intérieur."
    À propos de la station de Bayazid, al-`Abbas ibn Hamza rapporta : "j'ai prié derrière Bayazid la prière de Dhouhr et quand il a levé ses mains pour dire ' Allahou Akbar ' il était incapable de prononcer les mots, par crainte du Nom Saint d'Allah et son corps entier tremblait et le son de cassure d'os provenais de lui; je fus saisi par la crainte."
    Mounawi rapporta qu'un jour, Bayazid a suivi la classe d'un faqih (jurisprudent) qui expliquait les lois de succession : "quand un homme meurt et laissa tel et tel bien, son fils aura tel et tel, etc" Bayazid s'exclama : "Ô faqih, Ô faqih! Que diriez-vous d'un homme qui est mort sans rien laisser excepté Dieu ?" Les gens commencèrent à pleurer et Bayazid continua : "l'esclave ne possède rien; quand il meurt, il ne laisse rien excepté son propre maître. Il est comme Allah l'a créé au début." Et il récita : "vous nous retournerez seul, comme nous vous avons créés la première fois" [6:94].
    Sahl at-Toustari envoya une lettre à Bayazid qui dit : "voici un homme qui a bu une boisson qui le maintient rafraîchi pour toujours." Bayazid répondit : "voici un homme qui a bu toutes les existences, mais dont la bouche est sèche et brûle de soif."
    Sa MortBayazid est mort, à l'âge de soixante-dix ans. Avant sa mort, quelqu'un lui demanda son âge. Il répondit : "j'ai quatre ans. Pendant soixante-dix ans, j'ai été voilé. Je me suis débarrassé de mes voiles seulement, il y a quatre ans." Le 39ème Cheikh de la Chaîne D'or, Sultan Al-Awliya Abdoullah Daghestani, mentionna cette énonciation lors de sa rencontre avec Khidr , qui lui dit, alors qu'il visitait les tombes de quelques grands savants dans un cimetière musulman : "celui-ci a trois ans; celui-là, sept; et celui-là, douze."
    Bayazid mourût en 261 H. Il est dit qu'il est enterré à deux places, à Damas et à Bistam, en Perse (Iran). Il passa le secret de la Chaîne D'or à Abu- Hassan Ali al- Kharqani







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