Salamaleykum,
L’année 2010 chez les Chinois est l’année du TIGRE…
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“BONNE ANNÉE !” en chinois, se dit 新年好 (xīn nián hǎo)…
Salamaleykum,
L’année 2010 chez les Chinois est l’année du TIGRE…
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“BONNE ANNÉE !” en chinois, se dit 新年好 (xīn nián hǎo)…
je suis tombé sur un livre qu un faqir viet namien m a preté "fleurs de le pensée chinoise"
c une traduction de certaines annales anciennes et vraiment un livre magnifique
Merci pour l'info Tony... j’ai trouvé ton bouquin sur le net… il s’agit apparement du classique de base qui rassemble les textes de la tradition chinoise…
Dans la tradition chinoise, le Taoïsme est la doctrine intérieure et le Confucianisme la doctrine extérieure… René Guénon notait à propos de la shariyah et de la haqîqah (cf. mon post 99 dans Abdoullatif's books) de la tradition islamique :
Contrairement à la shariyah et la haqîqah, les doctrines du Taoïsme et du Confucianisme ne sont pas bintâni min abin wâhid… ces deux doctrines seraient une réadaptation cyclique (le fameux VI° siècle avant l’ère chrétienne…) portant sur la forme d’une doctrine plus ancienne de 3000 ans (Fo-Hi)… Le VI° siècle avant l’ère chrétienne semble être une « barrière temporelle » qui correspondrait à un changement (profond) du monde dans sa partie subtile (et non physique)…Il est à remarquer, à propos de la tradition extrême orientale, qu'on y trouve les équivalents très nets de ces deux termes, non comme deux aspects exotérique et ésotérique d'une même doctrine, mais comme deux enseignements séparés, du moins depuis l'époque de Confucius et de Lao-tseu : on peut dire en effet, en toute rigueur, que le Confucianisme correspond à la shariyah et le Taoïsme à la haqîqah.
(René Guénon - Aperçus sur l'ésotérisme islamique et le Taoïsme - p.31, note 1)
Tu connais la doctrine du « non agir » qui, d’après Guénon, est « un des aspects les plus importants et les plus caractéristiques du Taoïsme » ?
Il a atteint l’impassibilité parfaite ; la vie et la mort lui étant indifférentes, l’effondrement de l’univers ne lui causerait aucune émotion. A force de scruter, il est arrivé à la vérité immuable, la connaissance du Principe universel unique. Il laisse évoluer les êtres selon leurs destinées, et se tient, lui, au centre immobile de toutes les destinées…
Le signe extérieur de cet état intérieur, c’est l’imperturbabilité ; non pas celle du brave qui fonce seul, pour l’amour de la gloire, sur une armée rangée en bataille ; mais celle de l’esprit qui, supérieur au ciel, à la terre, à tous les êtres, habite dans un corps auquel il ne tient pas, ne fait aucun cas des images que ses sens lui fournissent, connaît tout par connaissance globale dans son unité immobile.
Cet esprit-là, absolument indépendant, est maître des hommes ; s’il lui plaisait de les convoquer en masse, au jour fixé tous accourraient ; mais il ne veut pas se faire servir (1) ».
(1) Tchoang-tseu, V.
(René Guénon - Aperçus sur l'ésotérisme islamique et le Taoïsme - p.115-116)
On ne peut parler non plus de tradition chinoise sans dire quelque chose sur les principes cosmologiques du YIN et YANG …
La tradition extrême orientale, dans sa partie proprement cosmologique, attribue une importance capitale aux deux principes, ou, si l’on préfère, aux deux « catégories » qu’elle désigne par les noms de yang et de yin : tout ce qui est actif, positif ou masculin est yang, tout ce qui est passif, négatif et féminin est yin.
Ces deux catégories sont rattachées respectivement à la lumière et l’ombre : en toutes choses, le côté éclairé est yang, et le côté obscur est yin ; mais n’étant jamais l’un sans l’autre, ils apparaissent comme complémentaires beaucoup plus que comme opposés
Note : il ne faudrait pas interpréter ici cette distinction de lumière et d’ombre en termes de « bien » et de « mal » comme on le fait parfois ailleurs, par exemple dans le Mazdéisme.
(René Guénon - La Grande Triade -)
Pièce jointe 3911
Le côté éclairé est yang, et le côté obscur est yin
Ce sens de lumière et d’ombre se trouve notamment, avec son acception littérale, dans la détermination des sites géographiques ; et le sens plus général où ces mêmes dénominations de yang et de yin s’étendent aux termes de tout complémentarisme à d’innombrables applications dans toutes les sciences traditionnelles.
Note : il peut sembler étrange, à première vue, que le côté yang soit le versant sud d’une montagne, mais le côté nord d’une vallée, ou la berge nord d’un fleuve (le côté yin étant naturellement toujours le côté opposé à celui-là) ; mais il suffit de considérer la direction des rayons solaires, venant du Sud, pour se rendre compte que c’est bien en effet, dans tous les cas, le côté éclairé qui est ainsi désigné comme yang.
(René Guénon - La Grande Triade -)
Pièce jointe 3910
Il suffit de considérer la direction des rayons solaires, venant du Sud, pour se rendre compte que c’est bien en effet, dans tous les cas, le côté éclairé qui est ainsi désigné comme yang.
Note : la médecine traditionnelle chinoise, en particulier, est en quelque sorte basée toute entière sur la distinction du yang et du yin : toute maladie est due à un état de déséquilibre, c’est-à-dire à un excès de l’un de ces deux termes par rapport à l’autre, il faut donc renforcer ce dernier pour rétablir l’équilibre, et on atteint ainsi sa maladie dans sa cause même, au lieu de se borner à traiter les symptômes plus ou moins extérieurs et superficiels comme le fait la médecine profane des Occidentaux modernes.
(René Guénon - La Grande Triade -)
Il est facile de comprendre, d’après ce que nous avons déjà dit, que yang est ce qui procède de la nature du Ciel, et yin ce qui procède de la nature de la Terre, puisque c’est de ce complémentarisme du Ciel et de la Terre que sont dérivés tous les autres complémentarismes plus ou moins particuliers ; et, par là, on peut voir immédiatement la raison de l’assimilation de ces deux termes à la lumière et à l’ombre. En effet, l’aspect yang des êtres répond à ce qu’il y a en eux d’ « essentiel » ou de spirituel, et l’on sait que l’Esprit est identifié à la Lumière par le symbolisme de toutes les traditions ; d’autre part, leur aspect yin est celui par lequel ils tiennent à la « substance », et celle-ci, du fait de l’ « inintelligibilité » inhérente à son indistinction ou à son état de pure potentialité, peut être définie proprement comme la racine obscure de toute existence. A ce point de vue, on peut dire encore, en empruntant le langage aristotélicien et scolastique, que yang est tout ce qui est « acte » et yin tout ce qui est « en puissance » puisque ces deux aspects se trouvent nécessairement réunis dans tout ce qui est manifesté.
Le Ciel est entièrement yang et la Terre est entièrement yin, ce qui revient à dire que l’Essence est acte pur et la Substance est puissance pure ; mais eux seuls le sont ainsi à l’état pur, en tant qu’ils sont les deux pôles de la manifestation universelle ; et, dans toutes les choses manifestées, le yang n’est jamais sans le yin ni le yin sans le yang, puisque leur nature participe à la fois du Ciel et de la Terre.
(René Guénon - La Grande Triade -)
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