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Discussion: Fâtima az-Zahrâ

  1. #1
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    Par défaut Fâtima az-Zahrâ

    Source : La Maison du Prophète (sallâhou 3alayhi wa salâm) Ses épouses, ses filles, et leur environnement féminin .

    Pour l'acheter ici: http://www.muslimshop.fr/la-maison-du-prophete-ses-epouses-ses-filles-et-leur-environnement-feminin-p-612.html



    Bismillâh ar-Rahmân ar-Rahîm

    Au nom d'Allâh le Tout-Miséricordieux le Très-Miséricordieux



    La vie de Fâtima enfant :

    Fâtima az-Zahrâ était la plus jeune des filles du Prophète – que la prière et le salut soient sur lui. Elle est née cinq années avant le début de la révélation. Pourtant, c’est elle qui entra dans l’histoire comme aucune femme ne le fit, après son père. Elle y laissa des traces indélébiles. C’est pourquoi son nom se perpétua dans le temps jusqu’à notre époque.

    Elle est née le jour même où les Quraysh choisirent son père pour trancher leur différent au sujet de la pose de la pierre noire au terme de la reconstruction de la Ka’ba. Bien qu’elle fût la quatrième, son père célébra sa naissance comme personne ne le fit à la Mecque à l’occasion de la naissance d’une fille. Elle vécut heureuse auprès de son, père, de sa mère et de ses sœurs, en particulier Zayneb qui joua, pour elle, le rôle de mère.

    Fâtima devait se séparer de ses sœurs, l’une après l’autre, à la suite du mariage de chacune d’elles. Comme tous les mariages, ceux-ci annonçaient chaque fois la séparation entre les filles et leurs parents, et entre les sœurs.

    Elle était encore toute jeune lorsque la révélation descendit sur son père. Elle ne pouvait donc pas en connaître et mesurer la portée.

    Elle vécut avec le fils de son oncle paternel, ‘Alî Ibn Abî Tâlib que le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – joignit à sa famille et considéra comme son fils. ‘Alî , qui n’avait que quatre ans de plus qu’elle, fut donc pour Fâtima un frère et un compagnon.

    Dés la cinquième année de son âge, Fâtima devait, malgré elle, affronter les durs heurts soulevés par les idolâtres contre la nouvelle religion qu’était l’Islam. C’est dire que, sans regretter cette période, elle ne connut pas une enfance tranquille. Elle devait renoncer aux jeux des enfants de son âge.

    Elle accueillit donc sa vie nouvelle sans se soucier de ses conséquences. Elle supporta donc, sans en prendre conscience, l’oppression et le harcèlement des ennemis de son père. Cependant, cette situation, avec l’âge, aiguisa son sens des réalités et des responsabilités, d’autant plus qu’après le mariage de ses sœurs, des liens très fort se nouèrent entre elle, son père et sa mère.

    En outre, l’Islam lui avait permis de tisser des amitiés avec les musulmans et les musulmanes, plus sûres que les liens du mariage et ceux du sang. C’est que les membres de la maison du Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – oublièrent leurs préoccupations particulières pour ne se consacrer qu’à ceux qui adoraient un Seul Dieu.

    Fâtima se réjouit de voir ‘Alî devenir un des trois premiers à embrasser l’Islam. Elle le considérait comme un frère. C’est pourquoi, elle n’aurait pas supporté qu’il garde la religion des ancêtres au moment où elle prenait fait et cause pour son père. Elle aurait aussi souhaité que le père des Hâshilites, Abû Tâlis rejoigne leur rang. Elle avait entendu son père lui dire :
    Et toi oncle ! Tu es celui qui est en droit de recevoir le conseil que je donne aux autre afin que tu répondes favorablement à mon appel à la guidance. Tu es celui qui est en droit de me répondre affirmativement et de m’aider dans ma mission.
    De la même manière qu’elle aurait aimé qu’Abûl-‘Âs, le mari de sa sœur Zayneb , accepte l’Islam comme religion. Mieux encore, elle aurait ressenti une grande satisfaction si tous les Banû Hâshim s’étaient regroupés sous la bannière du Parti d’Allâh. Cependant, Allâh voulait mettre à l’épreuve la famille de Son Messager de sorte que chacun embrasse Sa religion librement et sans contrainte. De la même manière Il voulait que Fâtima assiste à toutes les batailles de l’Islam, à son triomphe et qu’elle ne meure, contrairement à ses autres sœurs, qu’après la mort de son père.
    "Lorsque Dieu t'accorde le pouvoir de Lui obéir et de ne penser qu'à Lui, en oubliant cette obéissance, sache qu'Il t'a alors comblé de Ses grâces apparentes et cachées."
    L’Imâm Ahmad Ibn 'Atâ'illâh As-Sakandarî

  2. #2
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    Par défaut Re : Fâtima az-Zahrâ

    Témoin des peines endurées par son père :

    Fâtima était toute proche de son père quand celui-ci se dirigea vers la Ka’ba et s’installa dans un coin. A ce moment, un groupe d’associationnistes se ruèrent sur lui et l’entourèrent en disant :

    - Est-ce toi qui dit ceci et cela ?

    Ils l’abreuvèrent d’insulte et d’injures. L’Envoyé d’Allâh – que la prière et le salut soient sur lui – n’avait pas craint de leur répondre :

    « Oui, c’est bien moi ! »

    Fâtima vit un des hommes belliqueux se saisir du manteau de son père et paralyser ses mouvements. Abû Bakr, présent, se leva en disant.

    - Allez-vous tuer un homme qui dit : Mon Seigneur, c’est Allâh !?

    Les assaillants ne mirent pas leur menace à exécution mais, fous de colère, ils saisirent le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – par sa barbe et cognèrent sa tête contre le sol. Après quoi, le père, tenant sa fille par la main, retourna à la maison. Là, il s’allongea sur son lit et, transi de froid, sursautait à tout moment le corps agité par tout ce qu’il venait de subir.

    Fâtima était également présente, non loin de son père qui était entouré de provocateurs d’entre les associationnistes. ‘Aqaba Ibn Abî Mu’ît arriva, portant dans un sac les entrailles d’un mouton. Il les jeta sur le dos de l’Envoyé d’Allâh – que la prière et le salut soient sur lui – au moment où il se prosternait. Il ne leva pas la tête jusqu’au moment où sa fille Fâtima s’approcha de lui, prit la saleté jetée sur son père et la jeta sur ‘Aqaba. A ce moment, il releva la tête et lança la malédiction contre Abû Jahl, ‘Ataba Ibn Rabî’a et d’autres encore. Cette malédiction fit peur aux associationnistes. Ils stoppèrent leurs attaquent et laissèrent le père de Fâtima poursuivre sa prière. Après quoi, le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui –, et sa fille quittèrent les lieux, la main dans la main et se dirigèrent vers leur maison.
    "Lorsque Dieu t'accorde le pouvoir de Lui obéir et de ne penser qu'à Lui, en oubliant cette obéissance, sache qu'Il t'a alors comblé de Ses grâces apparentes et cachées."
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  3. #3
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    Par défaut Re : Fâtima az-Zahrâ

    L’appel lancé aux membres de la famille :

    Fâtima se souvint du jour où Allâh ordonna à son père de lancer l’appel du ralliement à l’Islam, à sa famille en premier lieu. Le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – dit ce jour-là en désignant chacun par son nom ou celui de sa famille :

    - Ô assemblée de Quraysh ! Sauvez vos âmes ! Je ne pourrai rien pour vous auprès d’Allâh !
    - Ô fils des Banû Manâf ! Je ne pourrais rien pour vous auprès d’Allâh !
    - Ô ‘Abbâs Ibn ‘Abd al-Muttalib ! Je ne pourrais rien pour toi auprès d’Allâh !
    - Ô Safiya, tante paternelle de l’Envoyé d’Allâh ! Je ne pourrai rien pour toi auprès d’Allâh !
    - Ô Fâtima, fille de Muhammad ! Demande-moi ce que tu veux de mes biens mais je ne pourrai rien pour toi auprès d’Allâh !

    Ce souvenir fit palpiter son cœur de tendresse et elle dit en murmurant :

    - Salut à toi ! Ô le meilleur des pères et le plus généreux des avertisseurs !

    Il commença par son peuple et son clan, puis passa à ses parents les plus proches, puis s’adressa à son oncle paternel et termina par sa fille. Si celle-ci ne pouvait rien attendre de lui, qu’en serait-il alors des autres hommes et femmes ? Selon un hadîth authentique, le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – a dit :
    Fâtima est une partie de moi-même. Celui qui lui porte préjudice, nuit à ma propre personne. Celui qui lui fait de la peine, c’est comme s’il en avait fait à moi-même. Les quatre meilleures femmes du monde sont : Mayram (Marie), Assia (la femme de Pharaon), Khadija (sa première épouse) et Fâtima (sa fille).
    Fatimâ comprit que son père, en sa qualité d’Envoyé d’Allâh, tenait à faire savoir à tous les gens, même aux êtres les plus aimés, y compris sa fille la plus chère à ses yeux, que leur sort ne dépendait que d’eux.

    Ce fut dans ce contexte que Fâtima grandit jusqu’au jour où sa famille subit le blocus des mécréants. Elle vécut donc dans le campement et ressortit comme tous les autres pour retourner à la Mecque. Elle fût alors témoin de la mort de sa mère. Quelques temps après, elle suivit son père à Médine à la suite de son émigration avec d’autres compagnons. ‘Alî , qui resta à la Mecque pour surveiller et protéger les arrières du Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – rejoindra ce dernier trois jours après.
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  4. #4
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    Par défaut Re : Fâtima az-Zahrâ

    Départ et arrivée à Médine :

    Le voyage de Fâtima et de sa sœur Umm Kaltoum à Médine ne se fit pas sans difficulté. Des associationnistes les rattrapèrent en cours de route. Al-Huwayrah Ibn Naqîdh Ibn ‘Abd Ibn Qassî, un de ceux qui firent le plus de mal à leur père à la Mecque, piqua de sa lance le chameau monté par Fâtima . Celle-ci fut déséquilibrée et tomba sur le sol. A cette époque, c’était une jeune fille frêle et faible de corps. Les événements traversés par la mère des cités n’étaient pas étrangers à sa mauvaise santé. S’ils avaient eu une mauvaise influence sur son physique, ils avaient, au contraire, renforcé sa volonté et décuplé sa force morale.

    Fâtima finira, en fin de compte par arriver à Médine. Elle ressentait le mal tenailler sa jambe à la suite de sa chute du chameau. Des années passèrent sans que le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – n’oublie le comportement d’al-Huwayrath en vers sa fille. En l’an VIII de l’Hégire, lors de la conquête de la Mecque, le père de Fâtima le désigna au nombre du groupe qui devait être tué, quand bien même le trouverait-t-on sous les murs de la Ka’ba. ‘Alî était le plus en droit de tuer cet homme infect. Et c’est ce qu’il fit.

    Quand Fâtima arriva à Médine, elle fut témoin de la fraternité que son père avait suscitée entre les Muhâjirîn et leurs hôtes les Ansâr. Ce fut une fraternité concrétisée par des actes tangibles. Le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – lança cet appel :
    « Soyez frères en Allâh. Que chacun prenne un frère. Quant à moi, voici mon frère. » et il désigna ‘Alî Ibn Abî Tâlib, fils de son oncle paternel et futur époux de sa fille Fâtima .

    suite à venir inchâ'a Allâh
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    Par défaut Re : Fâtima az-Zahrâ

    Son mariage avec ‘Alî
    - qu'Allâh soit satisfait de lui :

    A cette période Fâtima s’approchait de sa dix-huitième année. Ce n’était plus la fille qui, toute jeune, disait à sa mère qu’elle ne se marierait jamais car elle ne tenait pas à se séparer de ses parents comme ses sœurs l’avaient fait. Cependant, elle atteint l’âge de la maturité et savait que le mariage est un état naturel depuis Eve jusqu’à sa mère et ses sœurs. Elle avait à ses côtés ‘Alî qu’elle voyait quotidiennement. Celui-ci avait des vues sur elle mais il n’osait pas les exprimer ouvertement.

    De son côté, Fâtima ne voulait pas non plus afficher ses sentiments, d’autant plus que depuis la mort de sa mère et le départ de ses sœurs, elle se sentait la maîtresse de la maison de son père. Elle pensait qu’il était de son devoir de demeurer aux côtés de celui qui lui avait donné le jour, au point qu’elle était appelée par son entourage « la mère de son père ». Toutefois, cette situation ne pouvait pas demeurer éternellement.

    Un nouvelle situation allait se présenter et changer le cours des événements : l’entrée de ‘Aïsha dans la vie du Prophète – que la prière et le salut soient sur lui. Fâtima compris qu’il était temps de quitter, bon gré mal gré, le domicile de son père pour céder sa place à la nouvelle venue. A cette dernière donc, d’assumer la direction de la maison de son père. Il ne fait pas de doute que, dans cette conjoncture, elle se rappela sa mère. Une autre femme allait se substituer à elle.

    Fâtima, au fond d’elle-même ne s’opposait point au mariage de son père. Celui-ci avait besoin d’une compagne qui allègerait le fardeau de sa mission et les peines de la lutte. Il est à noter qu’avant ‘Aïsha, il y avait eu une autre femme dans la vie du Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – : Sawdah. Quatre mois après cette union, Fâtima se maria avec ‘Alîet regagna sa nouvelle maison. Comment les choses s’étaient réalisées ?

    Après des années d’hésitation et encouragé par des compagnons, ‘Alî se décida de demander la main de Fâtima. Quand il s’approcha du Prophète – que la prière et le salut soient sur lui –, celui-ci lui dit :

    - De quelle affaire veux-tu m’entretenir, ô fils de mon oncle ?

    Les yeux baissés et la voix presque éteinte, il dit :

    - Je viens te demander la main de Fâtima

    Il reçut, bien entendu, une réponse favorable. En guise de dot ‘Alî avait une cotte de mailles qu’il vendit à ‘Uthmân Ibn ‘Affân. Il remit le produit de cette vente à Fâtima . De cette union, de nombreux événements politiques allaient se réaliser.

    Cette séparation provoqua les larmes de Fâtima . Son père la consola en lui disant :

    - Je t’ai laissé en dépôt chez celui dont la foi est la plus forte de toute celle des autres hommes. Il est le plus instruit en matière religieuse et le plus vertueux.

    Le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – bénit cette union et implora Allâh de leur donner la meilleur des descendances. Nous savons qu’Allâh exauça cette imploration avec la naissance de Hassân et Hossayn qui joueront un rôle important dans l’histoire de l’Islâm.
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  6. #6
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    Par défaut Re : Fâtima az-Zahrâ

    Ses difficultés matérielles :

    La vie de Fâtima dans sa nouvelle demeure n’était pas aisée et calme. Il est même possible de dire qu’elle était caractérisée par la dureté et la pauvreté. Ce n’était pas le cas de ses sœurs qui avaient connu une existence aisée parce que leurs maris appartenaient à des familles riches. Ce n’était pas le cas de ‘Alî, issu d’une famille pauvre qui ne lui laissa aucun héritage. Ce fut d’ailleurs pourquoi, le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – avait demandé, avant l’ère de la révélation, de garder ‘Alî sous son toit afin d’alléger les dépenses inhérentes aux conditions sociales de la famille de son oncle.

    ‘Alî fut le premier enfant à adhérer à l’Islam. Il n’avait, à cette époque, que dix ans à peine. Très jeune, il participa au jihâd en se faisant collecteur de fonds et en affrontant les associationnistes aux côtés de son cousin et ensuite son beau-père. Fâtima n’ignorait pas ses activités quand elle fut demandée en mariage. Elle savait aussi qu’il était pauvre. Quand elle en fit la remarque à son père, celui-ci lui répondit :
    C’est un sayyid en ce monde et il sera parmi les gens de bien dans la vie dernière. Il est le plus érudit que tous les autres Compagnons. Il est le plus noble de caractère que tous et, en outre, il a été le premier des mâles à avoir embrasser l’Islâm.
    De tels arguments ne pouvaient qu’arracher le consentement de Fâtima, d’autant plus qu’il émanait de son père, le meilleur des hommes.

    Si ‘Alî était pauvre, elle l’était également. Elle n’entra dans sa vie conjugale qu’avec sa robe usée, un coussin fabriqué en fibres, deux meules, deux outres et un peu de produits parfumés. La pauvreté des conjoints ne leur permettait pas de posséder une servante qui aiderait Fâtima dans l’organisation de modeste logis. C’est dire qu’elle était contrainte de porter toute seule le lourd fardeau. Devant cet état et connaissant sa santé fragile, ‘Alî s’efforçait de l’aider dans certains travaux domestiques.

    Allâh vint à leur secours. Un jour, sachant que le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – revenait d’une expédition militaire, chargé d’un butin il (‘Alî) espérait avoir une part qui lui permettrait d’offrir à son épouse une servante qui l’aiderait dans ses travaux. Fâtima comprit ce qu’il voulait. Aussi s’arrêta-t-elle de moudre le peu de blé qu’elle avait, mit son khimâr et se dirigea vers la maison de son père.

    Arrivée sur place, elle n’osa pas lui demander une aide. Elle retourna bredouille à la maison et informa son mari qu’elle avait eu honte de réclamer quoi que ce soit à son père. ‘Alî prit son courage à deux mains et alla voir l’Envoyé d’Allâh – que la prière et le salut soient sur lui – pour lui exposer leur difficultés matérielles. Il reçu alors cette réponse :
    Non ! Par Allâh ! Je ne peux pas vous donner à vous et laisser les gens de l’Auvent (Ahl as-suffa)[1] souffrir de la faim parce que je n’aurais rien dépensé en leur faveur.
    ‘Alî retourna bredouille mais son beau père ne resta pas insensible à son état.

    La nuit tomba. Il faisait un froid vif. ‘Alî et Fâtima s’efforcèrent de dormir mais ils ne parvinrent pas à fermer l’œil parce que leurs corps étaient glacée de froid. Au bout d’un moment, ils entendirent frapper à la porte. C’était le Prophète – que la prière et le saluit soient sur lui . Ils se présentèrent devant lui, emmitouflés dans une couverture si courte que lorsqu’ils se protégeaient la tête, leurs jambes apparaissaient. Et quand ils cherchaient à camoufler les pieds, le haut de leur corps se dénudait.

    En les voyant ainsi, le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – leur ordonna de rester à leur place. Leur état fit frémir son cœur de pitié. Il leur dit :
    Voulez-vous que je vous informe au sujet de ce que vous m’avez demandé ?
    Il fait allusion au secours matériel qu’ils avaient réclamé. Ce n’était pas des biens que l’Envoyé d’Allâh leur apportait mais un message de l’archange Gabriel.

    Le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – dit alors :
    Ce sont des paroles que Gabriel m’a apprises. Invoquez la gloire d’Allâh (tusubbihâni Allâha) dix fois à la fin de chaque prière légale. Puis, vous Le louez (tahmadâni) dix fois. Vous dites Allâhu Akbar (tukabbirâni) dix fois. Quand vous vous retournez dans vos lits, tusabbihâni trente trois fois, puis tahmadâni trente trois fois et ensuite tukabbirâni trente trois fois.
    Après quoi, le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – les quitta après leur avoir enseigné cet exercice spirituel qui vient à bout des difficultés et défait les fatigues. L’imâm ‘Alî dira plus tard :
    - Par Allâh ! Nous n’avons jamais cessé de faire cet exercice spirituel depuis que nous l’avons appris.
    - Pas même une seule nuit ? lui demanda quelqu’un.
    - Pas même une seule nuit, répondit-il avec insistance.
    Fâtima a été au cœur du combat depuis son enfance. Elle a connut les harcèlements des idôlatres contre son père, le blocus imposé par eux et la mort de sa mère. Depuis cette disparition, la tristesse ne la découragea pas. Elle se mit à s’occuper directement et personnellement de son père, qu’il soit près d’elle ou loin d’elle. A Médine, son cœur l’accompagnait dans ses expéditions militaires et ses batailles. Il lui arrivait de l’accompagner sur le champ de bataille. Il en a été ainsi à celle de Uhud où elle a été vue, circulant entre les rangs des combattants pour leur donner à boire ou pour soigner les blessés.

    Entre temps, il arrivait que l’entente ne règne pas entre ‘Alî et Fâtima. Le premier se montrait dur envers son épouse. Fâtima ne manquait pas, à certains moments, de se plaindre à son père. Un jour, la dispute s’envenima et les opposa si violemment que les voix des deux conjoints parvenaient jusqu’aux oreilles de l’Envoyé d’Allâh – que la prière et le salut soient sur lui. Ce fut ainsi que celui-ci accourut chez eux. Il y resta un certain moment et sortit, le visage rayonnant de joie. Quand un compagnon lui demanda les raisons de cette jovialité, il répondit :
    Comment voulez-vous que je ne sois pas content alors que je viens de réconcilier les deux personnes que j’aime le plus ?

    [1] Ahl as-suffa ou gens de l’Auvent : c’était un groupe de Compagnons du Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – connus pour leur ascétisme. Ils vivaient près de la mosquée. Ils étaient pauvres et sans ressources. Par pudeur, ils ne tendaient jamais la main pour demander l’aumône. Ils furent les précurseurs du Soufisme (Tassawwuf)
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    Par défaut Re : Fâtima az-Zahrâ


    A tous nos frères et soeurs


    Assalam aleykoum chère soeur Lalla leila-lyla (c'est-y pas beau toutes ces syllabes ensemble :)?).
    Merci infiniment d’avoir pris la peine de nous transmettre toutes ces précieuses données.
    Qu'Allah vous récompense. Amîn.


    Est-ce tout ? Ou, ench’Allah, à bientôt la suite ?

    Wassalam aleykoum.


  8. #8
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    Par défaut Re : Fâtima az-Zahrâ

    Citation Envoyé par Mima Voir le message


    A tous nos frères et soeurs



    Assalam aleykoum chère soeur Lalla leila-lyla (c'est-y pas beau toutes ces syllabes ensemble :)?).
    Merci infiniment d’avoir pris la peine de nous transmettre toutes ces précieuses données.
    Qu'Allah vous récompense. Amîn.


    Est-ce tout ? Ou, ench’Allah, à bientôt la suite ?

    Wassalam aleykoum.
    Wa 'alaykoum salâmou wa rahmatou llâhi wa barakâtouh

    Allâhumma amin amin amin
    Na3am pour cette biographie il reste encore 5 parties à copier inchâ'a Allâh.
    En espèrant que vous vous portez bien oukhti al karima

    Qu'Allâh azzawajal vous préserve amin amin amin

    Wa salâmou 'alaykoum wa rahmatou llâhi wa barakâtouh
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  9. #9
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    Par défaut Re : Fâtima az-Zahrâ

    La tentative de ‘Ali
    - qu'Allâh soit satisfait de lui -
    de prendre une seconde épouse :

    ‘Ali voulut prendre une seconde épouse. Il pensa qu’il n’y avait aucune gêne à cette décision puisque son acte était à la fois licite et conforme à la législation islamique. Il se figurera que la loi, qui s’appliquait sur l’ensemble des musulmanes, était également opérationnelle concernant les filles de l’Envoyé d’Allâh – que la prière et le salut soient sur lui. En effet, ce dernier n’a-t-il pas dit en s’adressant aux membres de la Communauté musulmane :
    Les gens, avant vous, ont été perdus parce qu’ils épargnaient la personne noble d’entre eux qui volait. Par contre, quand le voleur était humble et pauvre, ils appliquaient contre lui la peine légale. Je jure par Allâh que si Fâtima, fille de Muhammad, volait, je lui couperai sa main.
    Cependant, les événements ne s’étaient pas déroulés tel que ‘Alî les avait envisagés. Ce n’était pas seulement Fâtima qui refusa ce deuxième mariage de son époux, mais le Prophète lui-même – que la prière et le salut soient sur lui – manifesta son mécontentement et sa colère. Il semble qu’il ne s’opposa pas au principe du mariage en lui-même. Il était bien plus révolté par l’alliance que ‘Alî voulait conclure. Celui-ci envisagea de prendre pour seconde épouse la fille de ‘Amrû Ibn Hishâm al-Makhzûmî qui n’était autre que Abû Jahl, cet ennemi d’Allâh et de Son Messager.

    Le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – n’oublia pas l’acharnement et la violence de ce dernier contre l’Islam. Cet idolâtre obstiné et acharné était toujours en première ligne des attaques contre la religion d’Allâh. Ce fut pour cet ensemble de raisons que le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – s’opposa à l’alliance de sa famille, les Banû Hâshim, avec celle d’Abû Jahl.

    Bien sûr, ‘Alî devait renoncer au mariage aussi longtemps que Fâtima serait en vie. Quand à celle-ci, elle finit par pardonner à son époux sa malheureuse initiative. Au même moment, elle fondit en larmes provoquées par son émotion causée par l’affection et l’amour que son père lui portait en toute circonstance.

    Depuis, l’entente régna entre les deux époux d’autant plus que, en l’an III de l’Hégire, Allâh emplit les yeux de Fâtima de joie, en lui donnant un fils nommé al-Hassan. Il va de soi que le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – fut également transporté de joie. Ce fut lui qui prit le nourrisson dans ses bras et lui récita l’adhân dans le creux de son oreille.

    Une année plus tard, au mois de sha’bân, Fâtima eut un deuxième enfant nommé al-Husayn. Cette deuxième naissance assura une fois encore au Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – que le prolongement de sa descendance était assuré en ce monde.
    "Lorsque Dieu t'accorde le pouvoir de Lui obéir et de ne penser qu'à Lui, en oubliant cette obéissance, sache qu'Il t'a alors comblé de Ses grâces apparentes et cachées."
    L’Imâm Ahmad Ibn 'Atâ'illâh As-Sakandarî

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    Par défaut Re : Fâtima az-Zahrâ

    L’amour du Prophète
    – que la prière et le salut soient sur lui
    pour ses petits enfants :

    Le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – éprouvait pour ses deux petits-fils un grand amour au point qu’un jour, alors que, debout sur la chair de la mosquée, au moment où il faisait son sermon, il vit les deux garçons avancer vers lui en trébuchant. Il vint vers eux, les prit dans ses bras, les embrassa et dit :
    - Allâh a raison de dire que vos biens et vos enfants vous détournent de votre religion. En effet, quand j’ai vu ces deux garçons marcher et trébucher, je n’ai pu m’empêcher d’interrompre mon sermon et de me diriger vers eux.
    - Par Allâh ! J’ai un garçon et je ne l’ai jamais embrassé, dit un des Compagnons en voyant tant de tendresse.
    Aussi le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – lui dit :
    - Celui qui n’a pas de compassion pour les autres, ne peut attendre de la compassion de ces derniers.
    Fâtimacontinua à vivre dans un bonheur qui gagna en intensité avec la naissance de sa première fille en l’an V de l’Hégire. Son grand père la fit appeler Zaynab en souvenir de sa fille. Fâtima ne pouvait que donner son accord car, elle non plus, n’avait point oublié sa sœur. Ce fut également dans le même esprit que sa seconde fille eut pour nom Umm Kaltoum. Ainsi, l’Envoyé de Allâh garda dans sa pensée la mémoire de ses deux filles défuntes.

    Le temps permit à Fâtima d’être témoin de l’héroïsme de son père qui allait de victoire en victoire, répandant une nouvelle lumière sur le monde, et s’approchait de cette victoire finale qu’Allâh avait promise à lui et aux croyants. Ce fut ainsi que l’image de La Mecque traversa son esprit. Huit années s’étaient déjà écoulées depuis son arrivée à Médine. A ce moment, elle ne pouvait pas s’empêcher de se souvenir de sa mère et de ses sœurs. Elle revoyait la tombe de sa mère et de son grand père Abû Tâlib. Elle se demanda si La Mecque demeurait telle qu’elle l’avait laissée et si les pigeons blancs continuaient à survoler, librement, la Ka’ba.
    "Lorsque Dieu t'accorde le pouvoir de Lui obéir et de ne penser qu'à Lui, en oubliant cette obéissance, sache qu'Il t'a alors comblé de Ses grâces apparentes et cachées."
    L’Imâm Ahmad Ibn 'Atâ'illâh As-Sakandarî

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